I. A. W’autcr», l’reuvts, etc . p. lîî
LES DI l'.NS COMMUNAUX EN BELGIQUE.
dication au nouvel acquereur, à qui le inaieur la remettait par le rameau et la glcbe '.
Évidemment c’est là une survivance de l’époque ancienne, où le chef de la commune présidait au partage et remettait à chacun son lot du domaine collectif. Les co-usagers sont souvent appelés « parcheniers » ou « parceniers, dcs« ayants part » de la terre communale. Dans les pays houillers nous trouvons la propriété collective appliquée aux mines de charbon s, dont les « parceniers » ont l’usage.
Nous n’avons pas, comme en Suisse, de documents anciens qui nous montrent comment s’est développée en Belgique la propriété foncière privée, mais l'aspect de certains villages nous le fait comprendre. Les maisons sont placées en üle le long du chemin. Derrière chaque habitation s’étend une longue bande de terrain qui n’est autre que la terre salique ou la dépendance de l'Izba en Russie, qui s’est peu à peu agrandie aux dépens de la marke communale *. Le type le mieux conservé de celte forme archaïque, c'est le village deStapporst, au nord de Zwolle, dans l'Over-Yssel. Dans les Flandres, quand l'industrie se développa et que la population s’accrut, la culture intensive s’introduisit et, avec elle, la propriété privée. Lorsque l’on a amélioré et bien fumé une terre on lient à la conserver. Or l’emploi des amendements date en Flandre des premiers temps du moyen âge '.
Cependant, même dans les Flandres, M. Paul Errera qui prépare une élude sur ce sujet, a trouvé, dans plusieurs localités, des biens dont le caractère collectif s’est maintenu jusqu’en ces derniers temps, entre autres à Oedelem et Assebrouck, près de Bruges, à Oostacker près de Gand, a Beverelez-Audenaerde.
Le type le plus intéressant est celui des prairies à jouissance alternative, rappelant exactement les Shifting meadows de
1. V. I.a propriété foncière nu quinzième siècle dans le quartier de Louvain. par E. Poullet, ixCG.
2. M Gachard cite un règlement de 1218 sur l'extraction de la houille daus les communes de Saiut-Guislain, Dour, Quaregnon, Boussn, etc. « Et eu tous ces ouvrages chi devant nommés ne puet-ou foir carbon devens les 4 aus descure escris, en toute l'œuvre et le justice S. Gillaiu et ses parceuiers ka XX puits ; eu le justice et l'œuvre sainte WaulJruth ka XX puits, etc.
3. Meilzen, Urher Bildung von Diirfern dans les Verhandlungen der Ber » liner l'.eseltschaft fit'- Anthropologie, 1872, p. 134.