‹ De la propriété et de ses formes primitivesChapitre 66 sur 131 · I. tiumarn, llisloria yen. de las Ind., ch. lxxix, p · texte numérisé non relu

I. tiumarn, llisloria yen. de las Ind., ch. lxxix, p

ï. llosemjarlenlitd, 3' strophe.

la propriété primitive chez les aborigènes. 305

lalions. La famille pend ses ustensiles à des lattes fixées dans le toit. L'espace réservé à chaque feu ayant toujours les mêmes dimensions, les sauvages du Brésil désignent la grandeur de leurs huttes par le nombre des feux, comme cela se fait dans l'Amérique du Nord. Les cabanes appartiennent à ceux qui les occupent, ainsi que celles qui servent aux réunions des chefs de famille, même si tous les membres de la tribu ont contribué à leur érection. La porte commune est à moitié fermée pendant la nuit, mais reste ouverte pendant le jour. En cas d’absence des habitants, on met un verrou de bois ou on fixe le loquet par un fil de coton. »

Cette description p*ut s'appliquer à la plupart des tribus sauvages de l’Amérique du Sud. Chez les üuaranis, où les Espagnols trouvèrent des champs de mais, de cassave, et d’autres légumes, les cultures étaient faites en commun ainsi que les récoltes; les champs appartenaient à toute la tribu1 2. Une certaine quantité du produit était employée à préparer des repas et des libations où tous avaient leur part. Ces coutumes se retrouvent chez les Araucaniens du Chili. Ceux-là seuls qui avaient pris part aux travaux des champs avaient droit au festin qui suivait la récolte *. Le chef avait la surveillance des champs qui servaient à l’entretien de tout le clan et ses terres ne pouvaient être vendues à des étrangers. Chez les Chiquilos, les propriétés du chef étaient cultivées par tous les membres de la tribu. Les jeunes gens célibataires habitaient ensemble une grande cabane3. Encore aujourd’hui, les Chiquilos travaillent, trois jours par semaine, sur les terres de la communauté, dont les produits servent à payer le maître d’école et à soutenir les pauvres et les malades.

Dans la Bolivie également, le partage des terres prouve clairement que la propriété foncière privée y était autrefois inconnue. La plus grande partie des champs cultivés est entre les mains des Indiens; et, en théorie, on la considère comme appartenant à l'Etat. Les communes ne peuvent aliéner ces terres et elles doivent payer, deux fois l'an, une contribution établie lors du pre-

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