Waitz, Anthropologie, p
E. ns Laveleye. 20
mier partage. « Ces terrains communaux, divisés en parcelles plus ou moins grandes ( aillos ), sont cultivés en commun ou bien subdivisés entre les ramilles en lois plus petits appelés pegujares ou tablones, dont le nombre, d'après le recensement de 1848, était de 111,207. » C’est dans la région du Puna que ces allmends ont le plus d’étendue, relativement aux propriétés privées; celles-ci dominent dans les Yungas, où l’on cultive le coca dans des haciendas qui appartiennent à de grands propriétaires. Pourtant il n’y a guère plus de 5,000 possesseurs de propriétés privées dans toute la Bolivie.
Les mômes institutions existent chez les Peaux-Hoüges de l'Amérique du Nord, dont la plupart se livrent un peu à la culture. Dans le royaume théocratique des Natchez, dans la Louisiane, les travaux des champs se faisaient en commun 1 ; nous trouvons donc ici un exemple de la plus ancienne forme de communisme agraire. Les tribus voisines des Anais exploitent leurs champs et construisent leurs maisons à frais communs. Les champs des prêtres devaient toujours être cultivés en premier lieu.
Voici ce que dit Wailz concernant les habitants des contrées s’étendant à l'est des montagnes Rocheuses*:
« Les frontières des tribus que les étrangers ne pouvaient franchir sans permission étaient délimitées avec le plus grand soin. Le sol était nominalement la propriété du chef ou de la communauté; il était inaliénable, comme appartenant non seulement aux contemporains, mais aussi à leurs descendants. Lit où le sol était possédé par la communauté, chaque particulier pouvait disposer librement de la parcelle qu’il mettait en culture aussi Iong'è nps qu'il ne la laissait pas en jachère. On partageait souvent les récoltes et le produit de la chasse, d’après les besoins de chacun, ou bien les chefs de famille prenaient dans les provisions ce qui leur était nécessaire. Chez les Durons, et chez beaucoup d’autres peuplades, on construisait ii frais communs les habitations des particuliers de même qu’au Brésil. Chaque village des Creeks possédait un champ clôturé, dont toutes les familles exploitaient une parcelle. Le son d’un cor en coquillage annonçait le commencement du travail de mise