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f.A Propriété primitive chez les aborigênés, ion
en cullure qui se Taisait en commun. Une eertuine partie, fixée préalablement, était prélevée pour les besoins communs, et le Mico (juge de paix) la distribuait aux nécessiteux. Les Indiens tiraient parti de tout : les étangs à castors, les bois d'érables h sucre, les champs de myrtilles, etc., avaient leurs possesseurs. Les droits de chasse, établis d'après les anciens usages, spécifiaient à qui appartenaient les pièces de gibier, dans le cas où le chasseur se serait servi des armes d'autrui, ou si quelque autre s’était approché avant lui de la bêle abattue. Chez les Dakolas, ces institutions si équitables ont été récemment abandonnées, et le droit du plus Tort a prévalu. Back raconte qu’un Chippeway, après avoir souflert de la faim pendant plusieurs jours, parvint enfin à tuer un élan et le porta intact à celui auquel il revenait, d’après les lois de chasse, parce que le fusil qui avait abattu l’animal lui appartenait »
Il n’est pas rare de trouver dans les districts méridionaux des Etats-Unis des villages composés d’une ou deux maisons de 100 à 150 pieds de long, occupées par quarante ou cinquante familles alliées. Les Minitareers et les Mandanes construisent des maisons polygones où s'entassent un grand nombre de ménages, et les longues habitations du Colombia abritent des centaines de personnes. Beaucoup de hameaux indiens, comme Tumachemootool dans la vallée de la Colombia, ou Taos dans le Nouveau-Mexique, se composent de une ou de deux constructions colossales à cinq ou six étages, qui s’élèvent en terrasses et où logent ensemble trois cents à quatre cents personnes. Les familles occupent chacune leurs petites cellules respectives. On retrouve également de ces énormes constructions plus au Sud, entre autres « le palais de Palenque » et la « Casa del Gobernador » de Uxmal. Dans le canon du Ilio-Chaco', au nord-
t. L'année géographique , par Vivien de Saint-Martin (1813), p. 267. — Morgan, Smithsonmn contribution to Knowledge, XVII, 254, 258, 262 (Des constructions analogues existent dans la Nouvelle-Guinée, à Bornéo et chez les Ostjakes. Voir Peschel, tïi Ikerkuntle, p. 186 (2* édit.), et Waitz, Anthropologie, IV, p. 232 et suiv.). Ou lit dans les journaux de 1889 : • On vient de découvrir dans l’Amérique du Sud les restes merveilleux d’une civilisation disparue depuis longtemps. Ils sont de la plus grande importance pour l’histoire, se perdant dans la uuit des temps des peuples primitifs de l’Amérique. Au honora, dans le Mexique, à environ quatre lieues espagnoles au sud-est de Magdalena, on a trouvé dans les forêts vierges une pyramide mesurant à sa base 4,356 pieds et s'élevant a 150 pieds de hau-
LA PROPRIÉTÉ PRIMITIVIi.
ouest de Sanlafé, se trouve un groupe de sept pueblos, ou maisons communes, en ruines, dont chacune pouvait loger sept à huit cents personnes. Celte espèce d'habitation était générale k l’époque de la conquête, et les Espagnols les prirent souvent pour des palais. Le Mexique, le Yucatan, le Guatemala étaient remplis de villages de ce genre. Les Indiens occupant actuellement ces contrées sont les descendants directs des anciens indigènes, et leurs mœurs offrent tous les caractères de transition entre la vie nomade et la vie sédentaire. L’institution des pueblos dénote encore maintenant un degré de civilisation supérieur à celle des peuplades nomades du nord, avec lesquelles elles sont constamment en guerre *.
Dans l’ancienne Amérique russe, l’Alaska, toutes les familles d’une même tribu habitent un seul corps de bâtiment A l'époque de la conquête, chez les Caraïbes, les terres et les produits étaient communs 3. Ils travaillaient et prenaient leurs repas ensemble. Les mêmes coutumes existaient dans les lies Aléoutiennes ‘ et sur les rives de l’Orénoque 5.
tour. (Ce serait à peu près le double des dimensions de la pyramide de Chéopsl)
« De la base à la cime, une large chaussée carrossable s'élève en serpentant autour de cette construction gigantesque. Les murs extérieurs (revêtements) sont construits avec des blocs de grauit soigneusement taillés et les courbures sont combinées avec une précision parfaite.
«A l'est de la pyramide, à peu de distance de celle-ci, s'élève une petite montagne de même hauteur, laquelle a été entièrement transformée en habitations creusées dans le roc. 11 y a là des centaines de petites chambres de 5 è 15 pieds de largeur et de 10 à 15 pieds de longueur, toutes taillées dans la pierre avec le plus grand soin. Ces cellules ont en moyenne 8 pieds de hauteur : elles sont dépourvues de fenêtres et n’ont qu’une seule entrée, laquelle se trouve le plus souvent au milieu du plafond. Les parois sont couvertes de nombreux hiéroglyphes et de figures fantastiques ayant des mains et des pieds humains. On y trouve aussi, dispersés çà et là, de nombreux ustensiles en pierre. » «
I. « Le sol est la propriété commune de la tribu, mais chaque famille cultive son champ pour elle-même. Beaucoup de familles possèdent une quantité de mulets, de chevaux, de moutous et de bœufs. L'activité et la frugalité sont les vertus dominantes de ces paisibles populations. Chaque village est indépendant et élit, chaque année, ses autorités. » Waitz, Anthropologie, IV, p. 2*27 et suiv.
î. Wrangel, Saclirichlen über die rutsüchen Besitzungen in Amerika, p. 129.