fut. general de lai Induis, p
patriait perdait tout droit à la possession de ses terres ; cellesci passaient & ses plus proches parents. Actuellement encore, la commune possède la terre, mais elle ne peut pas l’aliéner ; chaque famille reçoit ce qui est nécessaire à son entretien et paye un certain impôt1 2 3. Chez les Mayas, dans le Yucatan, le mode de possession de la terre est encore très patriarcal. L’héritage passait toujours au fils ainé ou au frère, s’il n’y avait pas de fils; jamais aux femmes. La famille entière répondait du payement des dettes’. Ces mœurs si curieuses et l'occupation commune des grandes maisons familiales, usage répandu dans toute l'Amérique centrale, font supposer que ces coutumes, vraiment communistes, se retrouvent chez les Guiches et les Mayas comme chez les Indiens du Mexique.
Dans le Darien et dans l'isthme de Panama, les conquérants trouvèrent le sol divisé en une quantité de petits États indépendants, soumis à des seigneurs jouissant d’une autorité despotique. Le peuple travaillait au profit de tous ; les produits des champs, de la pèche et de la chasse étaient livrés au seigneur, qui les partageait entre les familles Les voyageurs remarquent encore aujourd'hui les vestiges des anciennes associations agraires. La célébration des mariages est accompagnée de grandes fêles; tous les membres de la commune contribuent à la construction d’une maison et à la plantation d'un champ de maïs pour les nouveaux mariés4 5.
Chez les Chibchas, sur les hauts plateaux de la Nouvelle- Grenade, le seigneur était considéré comme le propriétaire du sol. Ses sujets devaient lui payer la rente de la terre et il devenait l'héritier là où la descendance directe faisait défaut. Lors de la conquête, les Espagnols trouvèrent d'immenses approvisionnements de pièces de coton et d’ustensiles qui semblaient destinés à fournir au peuple tous les objets dont la confection exigeait un certain savoir-faire*. La culture était fort soignée, bien que les instruments aratoires fussent très primitifs. Les fêtes des semailles et de la moisson donnaient lieu à de grandes
1. Squier, Tracels in Central America, (New-York, 1853), I, 294.
2. Waitz, Anthropologie, IV, 306. Voir page 314 sur la situation actuelle.