Irecek, O'e.-c/i. der Bulgare! i, 1876, p
nouveau chaque printemps'. Les Yussuf-Zais font, de temps en temps, des partages semblables entre les communautés de famille1. Chez les Maoris de la Nouvelle-Zélande, chez les Papous de la Nouvelle-Guinée1, dans les Nouvelles-Hébrides les maisons et l’enclos voisin sont propriété privée; le reste du terrain appartient aux groupes des pères de famille et chacun y a un droit égal; tant que l'espace ne manque pas, chacun en prend à sa convenance1. Mais, en général, partout où le domaine éminent réside dans la communauté des chefs de famille, même celui qui a acquis une propriété privée par le défrichement ne peut la vendre à un étranger sans le consentement du groupe ou des habitants du village. Les Alfuren du Minahara se partagent le sol, de façon que chaque famille occupe successivement chaque part. Chez les Indiens Wyandols un nouveau partage se fait, tous les deux ans, entre les communautés de famille. Les travaux de culture se font en commun5; même usage dans la Nouvelle-Calédonie *.
Au Mexique, on trouva les indigènes adonnés à l’agriculture et habitant des villages qui possédaient la terre en commun. L’habitation et le jardin attenant étaient seuls propriété privée. Une partie du territoire était annuellement répartie entre les habitants, une autre partie cultivée en commun et le produit afTecté aux nécessités publiques. Dans certains districts, non seulement le sol arable, mais l'habitalalion même étaient communs. « Dans le Nouveau-Mexique et dans l'Arizona, parmi les Indiens Pueblos, on trouve un étal social qui a pour trait caractéristique un mode d’habitation tout à fait particulier. Qu’on imagine un vaste bâtiment, un grand massif de forme quadrangulaire et composé de trois ou quatre étages superposés, chaque étage divisé en petites cellules où sont réparties les familles; c’est là, dans cette construction unique, qu'est con-