Id., p
3. Meinicke, Die Insetn des stillen océans, I, p 128. 202, 22C, 230 et 3”G.
4. V. les travaux «le P. Rietlel, aucien Résident à Java. Dec Aaru. archipel. Verhandl. cler Ge.t. fur Fvdkunde zur Herlin. , 1880, n° 3; Volkslammer von cenlralut. Celehes : Bydr. lot "t volkerk. van Sederlandsch-lndie 5 volgr. The hland of Flores Rev. Coloniale. Willten. Over de Yencantsch by de Yolkrn t wn hel Matait as, p. ‘. 0.
5. Powell, Animal Rep. of the bar. ofEthnol. Wash., 1881, p. 65.
G. Bastian, Inselgruppen in Océanien, p. 88.
centrée toute la communauté. Ce sont des villages d’une nature toute spéciale. La construction dans son ensemble n'est pas sans analogie avec quelques-uns des grands édiüces qui se voient plus loin dans le sud, tels que le palais de Falenqué ou la casa del Gubernador, à Uxmal. Ces bâtiments communs étaient en usage au temps de la conquête et on en trouve encore d'habités en quelques endroits. Les Pueblos ont un degré de Culture très supérieur aux tribus errantes du nord, avec lesquelles ils sont constamment en guerre*. »
Chez certaines peuplades de l’Amérique russe tous les hommes habitent dans une même demeure *. Chez les Caraïbes, au moment de la découverte de leur île, les biens et les produits mêmes étaient communs3 4 5, ils travaillaient et mangeaient tous ensemble. Même régime dans les îles Aléoutien 2nes1 et chez les Indiens des bords de l’Orénoque*.
Au Pérou, le sol était divisé en trois parts. Une de ces parts était consacrée aux besoins du culte, la seconde à ceux du souverain et du gouvernement, la troisième était partagée entre les cultivateurs. Quand un jeune homme se mariait, qn lui construisait une maison et on lui assignait un lot de terre. Un supplément lui était donné à la naissance de chaque enfant; pour un garçon, le supplément était deux fois plus grand que pour une fille. La répartition se faisait chaque année en proportion du nombre des membres dont se composait chaque famille. Les terres des nobles ou curacas étaient aussi soumises au partage; seulement ils obtenaient une part en rapport avec leur dignité. Comme â Java, les travaux permanents et exigeant de grandes avances étaient exécutés en commun par les habitants des villages. C’est ainsi qu’avaient été creusés ces canaux d’irrigation qui frappèrent d’étonnement les conquérants espagnols, et ces terrasses disposées en gradins sur le flancs des collines, qui permettaient d'obtenir de riches récoltes sur des pentes abruptes et rocailleuses. La paresse était considérée comme un délit et punie à ce litre. La mendicité était
1. L'Année géographique, 1873, par M. Vivien (le Saint-Martin, p. 2C7.