PRINCIPES
« Ie « Les révolutions que subiront nos sociétés ne dériveront plus de l'ambition ou de la rapacité, ni du désir de chercher d'autres for-
I. II écrivait peu de temps avant sa mort à M. John Ross, à Melbourne : « 1 aui very glad to see the progrès* of the laml tenure uiovemeut in Victoria. Now is the lime to stop the alienation of public lanils, before the gTenl mass of theui is grauted away. » M. W. (iresham, île Sandridgc, qui était à la tète de ce mouvement, s’est malheureusement noyé dans un accident de bateau eu mai 1875. La ligue avait publié sept traités qui méritent d’ètrc lus.
LA PROPRIETE FONCIÈRE DANS L'INDE
nies de gouvernement, mais de nouvelles manières de penser qui créeront un nouvel ordre social, donneront pour slimulanl au travail la charité et la science, et détruiront la valeur de certaines propriétés, mais qui placeront toute propriété sous l’empire de la raison et de l'équité. » (Emerson.)
« 2° Le principe essentiel de la propriété étant d'assurer à chacun le produit de son travail et les Fruits de son épargne, ce principe ne peut s'apliquer à ce qui n'est pas le produit d’un travail, la matière même du sol. » ( Stuart Mill.)
« 3° La terre est la propriété inaliénable des habitants de chaque pays, de génération en génération.
« 4° Le point principal est de rendre la terre aussi propre que possible à produire des subsistances et h oftiir un champ d'emploi à l'industrie humaine.
« 5° Aliéner le droit absolu et perpétuel de disposer de la terre est un crime politique aussi opposé à la justice et à la raison, que funeste à l'intérêt matériel et moral de la société.
« 6° L’aliénation des terres publiques livre au propriétaire la jouissance de toute la plus-value qui résulte de l'accroissement de la population et de l'influence des travaux publics.
« 7° La terre est le grand capital social, la source première des subsistances et des richesses, et en l'aliénant, les législateurs, nonseulement ont limité injustement le champ d'emploi de l’industrie, mais ils se sont mis dans la nécessité d'imposer au peuple uu double impôt, l'uu qui est un moyen très injuste de procurer uu revenu à l'Etat, le second qui pèse sur les substances nécessaires à la vie, en permettant aux oisifs de vivre du travail d'autrui.
« 8° La rente des terres publiques, quoique légère et éminemment juste, procurerait à l'État un revenu suffisant, qui serait levé facilement et à peu de frais, et qui diminuerait les dépenses, en rendant inutiles des moyens de recouvrement très-coôteux aujourd’hui.
« 0“ Tout en réservant la propriété du sol aux générations futures, on peut accorder les plus grandes facilités aux défrichements actuels.
« 10° Les avantages d’un sol non grevé de redevances et la suppression de tout impôt assureraient des conditions exceptionnelles de progrès continu et de prospérité générale.
« 11° L'absence de tout impôt et la liberté absolue de toutes les industries feraient jouir tout habitant du pays de sa part idéale du domaine public, qu'il en occupe ou non une partie.
« I2°« La meilleure économie est le soin et la culture de l'homme, n Cet usage rationnel du patrimoine commun, don de Dieu à tous, non-
seulement favoriserait au plus haut degré le bien-élre matériel de la société, mais élèverait aussi le niveau intellectuel, en permettant à chacun de jouir de la culture la plus complète dont il est capahle et en assurant à tous la jouissance des droits inhérents à la nature même de l’homme.
« 13° En agissant conformément à ces principes nous ferions notre devoir à l'égard de notre peuple: nous lui conférerions tous les avantages que comportent nos connaissances actuelles en politique et en économie politique. Nous donnerions, en même temps, au monde un exemple de ce qui peut être fait pour le bien de l'humanité, en tirant parti des circenslauces exceptionnelles où nous sommes placés.