‹ De la propriété privée ennemie sous pavillon ennemiChapitre 80 sur 100 · Dans le courant du même ouvrage, M. Woolsey re · texte numérisé non relu

Dans le courant du même ouvrage, M. Woolsey re

vient sur la capture, et cette fois-ci pour se prononcer caté ^"

goriquement contre elle. L'adoption presque universelle àxjM^M îu principe de l'inviolabilité du pavillon neutre a réduit à de sii ^^^

faibles proportions la masse de la propriété privée ennemie^^^

({)Id.,xbid,, §123, p. 201.

(2) Id.y ibid., § 126, p. 208.

exposée aux entreprises des croiseurs, que l'industrie du pillage sur mer ne vaudra plus la peine qu'on Texerce {\).

Quant à la course, M. Woolsey pense que le droit d'armer des corsaires est indiscutable ; mais il désapprouve la course à cause des abus qu'elle entraîne : le mobile des corsaires est le pillage ; le contrôle qu'on exerce sur eux est insignifiant, tandis qu'ils auraient besoin d'être soumis à la plus rigoureuse surveillance; le mal est encore plus considérable quand les corsaires sont employés à la police des neutres. Bien qu'à la vérité la course soit est une arme précieuse pour les États faibles et pour ceux qui ne veulent pas entretenir une flotte militaire, M. Woolsey estime que la politique la plugf sage pour les États-Unis est d'accéder le plus tôt possible à la Déclaration de Paris : puissance belligérante, les États-Unis auraient à souffrir des attaques des corsaires ennemis ; neutre, l'Union n'aurait pas le bénéfice de lïmmunité du pavillon neutre. Les États-Unis savent ce c[ue leur coûterait une guerre avec une grande puissance maritime : pendant la guerre de la Sécession, 715 vaisseaux, ^'un tonnage de 480.882 tonnes, ont passé entre les mains ^es capitalistes anglais. D'autre part, en accédant aux ^tuitre articles, les États-Unis seraient dans une plus forte position pour arriver à faire reconnaître l'inviolabilité de la propriété privée inoff*ensive. Cela une fois obtenu, que leur importerait de ne pouvoir armer de corsaires, et de n'avoir -pas de grande flotte militaire ? Ils sont voués à la neutralité : or, maintenant, ils se privent des avantages de la neutralité, qui sont constants, en vue d'un avantage possible d'un caractère très- douteux (2).

491. — Nous ne pouvons guère citer que deux auteurs anglais qui soient partisans de l'inviolabilité de la propriété privée sur mer. Et encore, leur opinion est-elle fondée, non sur des principes et sur des considérations morales et juridiques, mais sur l'intérêt anglais bien entendu.

492. — En avril 1877, M. le comte d'Airlie a soutenu, 4an8 la Fortnightly Review^ l'inviolabilité de la propriété

ivée ennemie sous pavillon ennemi, en se plaçant à ce i.de vue. Dans l'article auquel nous faisons allusion et

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