CHAPITRE X
DE l"£DDCATI0>' DE LA FEMME.
Les institutions qui doivent constituer la prospérité publique apporteront assurément une modification non moins profonde dans les principes, les opinions, la civilisation, que dans les intérêts matériels des individus et des familles. Or, s'il est incontestable que l'être humain ne soit complet qu'à deux, il est de toute évidence que la position sociale de la femme se ressentira profondément de l'influence de ces institutions; sous peine donc de désharmonie, de disparate choquant entre les deux moitiés du genre humain, il deviendra indispensable de donner à lédu-
' En Prusse, le remplacement n'esi pas admis, le service personnel est obligatoire. {\oir Moniteur du 30 janvier 1855, Exposé des motifs du projet de lui relatif à la création d'une dotation de l'armée, etc., p. 118, f' col., 4« alinéa.)
cation delà t'eiiiiiic une direction (jui aboutisse au but commun.
Pour y réussir, nous ne pensons pas qu'il y ait nécessité d'adopter un autre système que celui que nous venons d'exposer : but pralicpie et moralité, moyens rationnels et amples, tel est l'esprit, telle est l'organisation de ce système. Or, le but et le moyen ne font nullement obstacle à Temploi de ces ménagements, de cette délicatesse de tact qui doivent présider à une direction appropriée au caractère, à l'organisation, à la sensibilité morale de la femme ; quelques modilications de détails bien entendues suflîront donc pour adapter nos principes d'éducation à cette spécialité de direction.
On reconnaîtra qu'il ne peut entrer dans notre sujet d'indiquer ces pratiques de détail; nous nous bornerons donc à ces simples observations, relativement à l'éducation de la femme.