‹ De la Prostatectomie Périnéale TotaleChapitre 21 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — En dépit de ses connexions intimes avec les organes voisins, l’ablation totale de la prostate peut être pratiquée dans de bonnes conditions, parce qu’il existe une zone de décollement entre la vessie et la glande, parce que l’arrivée des vaisseaux et leur pénétration se fait au niveau des angles postérieurs et supérieurs, permettant ainsi la confection aisée des pédicules.

II. — Cette extirpation est indiquée dans les cas de néoplasme au début et dans les cas d’hypertrophie lorsque la musculature de la vessie est encore intacte et que l’urine est encore aseptique.

Elle est encore indiquée même lorsque le malade, ne vidant plus sa vessie, commence à être un rétentioniste infecté, mais à condition de s'accompagner du drainage vésico-périnéal.

III. — La voie qui doit être préférée, pour enlever la prostate en totalité, est la voie périnéale.

IV. — Pour que la voie soit suffisamment large, il faut que l'incision permette le décollement du rectum en arrière, l’écartement du bulbe en avant et sur le côté, écartement assuré par la section des transverses et la section de l’urètre.

V.— C'est ce qui permet le large accès de la loge prostatique et la bascule de la glande.

VI. — L’extirpation de la prostate avec ou sans résection de lurètre prostatique, avec ou sans résection vésicale, doit être faite d'avant en arrière pour éviter la blessure des uretères.

PT

VII. — La suture urétro-vésicale doit être aussi stricte que possible.

VITE. — Il importe, tout en laissant un drain de sûreté, de

combler par la suture des releveurs et un surjet par étage, l’espace mort produit par l’ablation de la prostate.

Page 1