‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 10 sur 122 · PROSTITUTION DE LA FILLE PAR LA MÈRE · texte numérisé non relu

PROSTITUTION DE LA FILLE PAR LA MÈRE

La loi de Moïse défend aux Hébreux de prostituer leurs enfants :

« Nec prostituas filiam tuam, ne contaminetur terra et impleatur piaculo. » ( Lev XIX, 29.)

« Ne prostituez pas votre fille, de peur que la terre ne soit souillée et remplie de crimes. »

Cet odieux commerce était pratiqué chez les Romains. La mère cherche une justification dans la misère et la faim :

« Neque ego banc superbiæ causa

« Rcpuli ad meretricium quæstum, nisi ut ne esuriam. »

(Plaut., Cistell, H).

« Si je l’ai poussée à la prostitution, ce n’est pas par dureté de cœur, c’est pour ne pas mourir de faim. »

« Nam si hæc non nubat lugubri mihi famé familia perçât. » (Plaut., Cistcll-, 47.)

« Si les hommes lui manquaient, il y aurait deuil et famine à la maison. »

« Nam prodiga corruptoris

« Improbitas ipsos audet tentare parentes. » (Juv., N, 304.)

« Car la prodigue perversité d’un corrupteur ose séduire jusqu'aux parents. »

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