PROSTITUTION DE LA FILLE PAR LA MÈRE
La loi de Moïse défend aux Hébreux de prostituer leurs enfants :
« Nec prostituas filiam tuam, ne contaminetur terra et impleatur piaculo. » ( Lev XIX, 29.)
« Ne prostituez pas votre fille, de peur que la terre ne soit souillée et remplie de crimes. »
Cet odieux commerce était pratiqué chez les Romains. La mère cherche une justification dans la misère et la faim :
« Neque ego banc superbiæ causa
« Rcpuli ad meretricium quæstum, nisi ut ne esuriam. »
(Plaut., Cistell, H).
« Si je l’ai poussée à la prostitution, ce n’est pas par dureté de cœur, c’est pour ne pas mourir de faim. »
« Nam si hæc non nubat lugubri mihi famé familia perçât. » (Plaut., Cistcll-, 47.)
« Si les hommes lui manquaient, il y aurait deuil et famine à la maison. »
« Nam prodiga corruptoris
« Improbitas ipsos audet tentare parentes. » (Juv., N, 304.)
« Car la prodigue perversité d’un corrupteur ose séduire jusqu'aux parents. »