‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 11 sur 122 · INSCRIPTION DES PROSTITUÉES CHEZ LES ÉDILES · texte numérisé non relu

INSCRIPTION DES PROSTITUÉES CHEZ LES ÉDILES

Les édiles, magistrats municipaux chargés de la police de la cite, recevaient la déclaration des femmes qui voulaient se livrer à la prostitution :

« Yestilia, prætoria familia genita, ticentiam stupri apud édités

vulgaverat. » (Tac., Ann., II, 85.)

« Yestilia, issue d’une famille prétorienne, avait déclaré, chez les édilés, l’intention de se prostituer. »

(V. aussi Ch. Dezobry, Rome au siècle d’Auguste, t. I, p. 400).

C’est donc à l’Édilité que peut se comparer la direction de notre Bureau des mœurs et non à la Censure. La Censure :

« Illamagistrapudoris et modestiæ severitas Ccnsoria. » (Cic., m Piso, 4.)

« Cette gardienne sévère de la pudeur et de la modestie. »

avait des attributions plus générales et plus élevées. Les Empereurs eux-mêmes s’en sont revêtus, entre autres Vespasien, Titus, Domitien. Les médailles à leur effigie portent le titre de Ccnsor, Perpetuus Censor. César a porté le titre de Préfet des mœurs : Prœfectus morum (Suet., Cœs., 76), et Auguste reçut la Direction des mœurs: Recepit morum regimen. (Suet., Aug., 27.)

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