‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 109 sur 122 · SU · texte numérisé non relu

SU

Nancy

Lyon

Marseille

Perpignan

Lille

Bordeaux

Bastia

Bennes

Bitsche

Sedan

Rome

Toulouse

Montpellier

Calais

Thionville

Strasbourg

Ajaccio

Valenciennes et Condé. .

Bayonne

Metz

St-0meret camp d’ilelfaut .

Longwy

Cambrai

Montmédy

Paris

Sarraguemines. .

Briançon

OBSERVATIONS

Pour Nancy la comparaison est faite entre 1859 et 1860, faute de renseignements concernant l’effectif de cette garnison en 1858.

Les deux garnisons de Valenciennes et de Coudé sont réunies, parce qu'elles envoient toutes deux leurs malades à l’hôpital de Valenciennes où ils se confondent.

Même observation pour St- Omor et le camp d’Itelfaut, dont les malades se confondent ii l’hôpital de St-Omcr.

Voici maintenant les villes rangées selon l’importance des diminutions survenues de 1858 à 1800.

ETAT des garnisons dressé en ordre selon les diminutions survenues, de lSo8 à 1860, dans le nombre des vénériens entrés à l'hôpital, pour 100 hommes d’effectif moyen.

DES VILLES

DURÉE J d

traite

IOYENNE

es

ments

jrs)

ODSERYATIONS

Bordeaux

Sarreguemines

Valenciennes el Coudé

Calais

CO

ao'

Ajaccio

Rennes

Sedan

Lille

Saint-Omer et camp d’Elfaut.

Cambrai

CO

Montmédy

Bayonne

Longwy

CO

CO

Strasbourg

Briançon

Thionville

Toulouse

Metz

Paris

Moyenne générale de la durée des traitcmenls.

Puisque la durée moyenne des traitements est sensiblement la même pour les deux années, on peut affirmer,

d’une manière générale, que les diminutions survenues dans le nombre des vénériens entrés à l’hôpital ne doivent pas être attribuées à ce qu’il était entré à l’hôpital un plus grand nombre d’hommes atteints d’affections légères en 1858 qu’en 1800. Les diminutions peuvent donc être légitimement attribuées à la décroissance de l’infection dans l’ensemble des villes portées au tableau ci-dessus. 11 semblerait même, que les malades entrés à l’hôpital en 1800 étaient atteints un peu moins gravement qu’en 1858, puisque la durée moyenne des traitements a été, en général, plus courte de 0,3 jours; mais cette valeur est de peu d’importance.

Le tableau suivant présente les villes où l’infection a augmenté, rangées selon l’importance des augmentations.

ETAT des garnisons dressé en ordre selon les augmentations survenues, de 1858 à 1860, dans le nombre des vénériens entrés à l'hôpital, pour 100 hommes d'effectif moyen.

NOMS

DES VILLES

Nancy

Rome

Bastia

Bitsche. .. .

Perpignan .

Lyon

Montpellier Marseille . .

cj

Moyenne générale de la durée des traitements

Moyenne générale de la durée des traitements, abstraction faite de Nancy

DURÉE MOYENNE dos

traitements

(jours)

OBSERVATIONS

Pour Nancy . la comparaison est faite entre 1859 et 1860.

faute de renseignements concernant l’effectif en 1858.

Nous verrons bientôt que l’énorme augmentation qui figure à la charge de la ville de Nancy, coïncidant avec une diminution de près de moitié dans la durée moyenne des traitements à l’hôpital de celte ville, doit être certainement attribuée en partie à l’entrée à l’hôpital d’un nombre assez considérable d’hommes affectés légèrement. Mais si l’on fait abstraction de Nancy pour former la moyenne générale de la durée des traitements dans les villes où la proportion des vénériens entrés à Y hôpital militaire a augmenté, on trouve que celte moyenne n’est moindre que de 1,3 jour en 1860 qu’en 1858. Par conséquent, on ne peut guère attribuer les augmentations à l’envoi dans les hôpitaux d’un certain nombre d’hommes atteints d’affections légères et qui auraient dû être traités aux infirmeries. Cette présomption devient une certitude, si l’on considère que la moyenne générale 39,4 jours de la durée des traitements en 1860, dans les hôpitaux où le nombre des vénériens s’est accru, est presque égale aux moyennes générales 39,5 et 39,2 jours, qui expriment la durée des traitements en 1858 et en 1860, pour les hôpitaux où le nombre des vénériens a diminué. Donc, l’infection est certainement en progrès dans les villes portées au tableau ci-dessus.

Observations relatives a chacune des villes de garnison

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