‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 28 sur 122 · PARFUMS ET POMMADES RÉPROUVÉS PAR LE BON BOUT · texte numérisé non relu

PARFUMS ET POMMADES RÉPROUVÉS PAR LE BON BOUT

Los parfums sont en usage depuis la plus haute antiquité :

« ... Posuerunt eum super lectum suum, plénum aromalibus et.wiguenlis meretriciisquœ erant pigmentariorum arle confecta... » (Parai., II, 16,14.)

« ... On le mit sur son lit tout embaumé d’aromates et de parfums voluptueux composés par d’habiles parfumeurs. »

(V. aussi Exod., XXX, 23, 25; Prov VII, 17; CanU, IV, 14, etc.) Les Romains abusaient des parfums et des pommades :

« Quod quacumque venis, Cosmum migrare putamus

» Et Ilucre excusso cinnama fusa vitro.

» Nolo peregrinis placeas tibi, Gellia, nugis :

» Scis, puto, posse mcum sic bene olcre canem. « (Mart., III, 55.)

« Quand tu passes, on croirait que Cosinus (') déménage, et que toutes scs essences s’échappent de leurs flacons renversés. Comment, Gellia, peux-tu te complaire à ces superfluités exotiques? Ne sais-tu pas que mou chien pourrait sentir aussi bon. »

« Sæpe coronatis slillanl unguenta capillis. »

(Ovid., lier., XXI, 161.)

« Souvent les parfums découlent de nos chevelures couronnées. »

Le bon goût réprouvait les parfums, et l’on tournait en ridicule les vieilles coquettes parfumées, pommadées et fardées :

« Ecastor mulier recte olet, ubi nihil olet;

» Nam istæ veteres quæ se unguentis unctitant, interpoles,

» Vetulæ edentulæ, quæ vitia corporis fuco obeulunt,

» Ubi sese sudor cum unguentis consociavit, inlico t> Itidem oient, quasi quom una mulla jura confudit cocus,

» Quid oleant nescias, nisi id unum ut male olcre intclligas. »

(Plaut., Mostell., 273.)

« Par Pollux! la femme sent bon qui ne sent rien ; car ces vieilles sempiternelles enduites de parfum, ccs vieilles édentées qui cachent leurs

(') Cosmus, célèbre parfumeur; son nom, ou plutôt le mot grec Kotuoî, dans le sens de loilclle, est l’étymologie de cosmétique .

rides sous le fard, lorsque leurs odeurs de sueur et de pommades se confondent, on pense à ces affreux ragoûts composés par un gale-sauce avec toutes sortes d’ingrédients : ce que cela sent, on l’ignore, mais on est sûr que cela sent mauvais. »

(V. Juv., IV, 108; Plin., XIII, 1, 2, 3, 4, 5.)

Page 1