‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 38 sur 122 · CASTRATION DES PUBÈRES · texte numérisé non relu

CASTRATION DES PUBÈRES

S’il en faut croire les poètes, les femmes romaines avaient à leur usage un genre de débauche que nous ne connaissons pas môme de nom :

« Sunt quas eunuchi imbelles, ac mollia semper » Oscula délectent, et desperatio barbæ » Et quod aborlivo non est opus. Ilia voluptas * Summa tamen, quod jam calida malura juventa » Inguina traduntur medicis, jam pectine nigro :

» Ergo exspectatos, ac jussos crescere primum » Testiculos, postquam cœperunt esse bilibres » Tonsoris damno tantum rapit Hcliodorus. » (Juv., VI, 367.)

<c II en est qui se délectent dans les molles caresses des eunuques; point de barbe à redouter, nul besoin de drogues abortives. L’ingcnicuse recherche de la volupté ne livre l’adolescent au médecin qu’alors que son membre

mûri s’est ombrage d’un poil noir. Jusque-là, on attend, on laisse croître les testicules, et lorsqu’ils commencent à peser deux livres, Héliodore les ampute; le barbier seul y perd. »

<c Cur tantum eunuchos liabeat, tua Gellia, quaeris,

» Pannice? Vultfutui, Gellia, non parère. » (Mart., YT, 67.)

k At prius (ô mores !) et spado mæchus erat. » (Mart., VI, 2.)

<t Mais avant toi (ô mœurs!) l’eunuque même était adultère 0). »

(V. aussi Ter., Eau., I, 2, 87 ; Mart., VI, 39, 21.)

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