CASTRATION DES PUBÈRES
S’il en faut croire les poètes, les femmes romaines avaient à leur usage un genre de débauche que nous ne connaissons pas môme de nom :
« Sunt quas eunuchi imbelles, ac mollia semper » Oscula délectent, et desperatio barbæ » Et quod aborlivo non est opus. Ilia voluptas * Summa tamen, quod jam calida malura juventa » Inguina traduntur medicis, jam pectine nigro :
» Ergo exspectatos, ac jussos crescere primum » Testiculos, postquam cœperunt esse bilibres » Tonsoris damno tantum rapit Hcliodorus. » (Juv., VI, 367.)
<c II en est qui se délectent dans les molles caresses des eunuques; point de barbe à redouter, nul besoin de drogues abortives. L’ingcnicuse recherche de la volupté ne livre l’adolescent au médecin qu’alors que son membre
mûri s’est ombrage d’un poil noir. Jusque-là, on attend, on laisse croître les testicules, et lorsqu’ils commencent à peser deux livres, Héliodore les ampute; le barbier seul y perd. »
<c Cur tantum eunuchos liabeat, tua Gellia, quaeris,
» Pannice? Vultfutui, Gellia, non parère. » (Mart., YT, 67.)
k At prius (ô mores !) et spado mæchus erat. » (Mart., VI, 2.)
<t Mais avant toi (ô mœurs!) l’eunuque même était adultère 0). »
(V. aussi Ter., Eau., I, 2, 87 ; Mart., VI, 39, 21.)