‹ De la prostitution publique et parallèle complet de la prostitution romaine et de la prostitution contemporaine, suivis d'une étude sur le dispensaire de salubrité de Bordeaux, d'une statistique des vénériens dans la garnison de Bordeaux, et d'un essai de statistique de l'infection vénérienne dans les garnisons de l'Empire françaisChapitre 53 sur 122 · LES PROSTITUÉES ISOLÉES S’ÉTAIENT ELLES-MÊMES RACHETÉES · texte numérisé non relu

LES PROSTITUÉES ISOLÉES S’ÉTAIENT ELLES-MÊMES RACHETÉES

Les filles de cette espèce existaient chez les Romains; elles avaient gagné un pécule pendant qu’elles étaient esclaves prostituées chez les proxénètes, et elles s’étaient elles-mêmes rachetées :

« Scortum nobile libertina Hispala Fecenia, non digna quæstu, cui ancillula assuerat; etiam postquam rnanumissa erat, eoclem se généré tuelatur. r> (Tit. Liv., XXXIX, 9.)

« Il y avait une courtisane fameuse, l’affranchie Hispala Fécénia; c’était une femme au-dessus du métier auquel elle s’était livrée dans sa première jeunesse, quand elle était esclave, et qu’elle avait continué par besoin depuis son affranchissement. »

« Tu autem quæ pro capite argenlum mihi jam jamque sœpe numéros ,

» Ea pacisci modo scis ; sed quæ pacta es non scis solvere. »

(Plaut., Pseud., 217.)

« Et toi, qui parles toujours de me compter le prix de ta liberté, mais qui ne sais que promettre, et qui ne sais pas tenir ce que tu as promis. »

« Nota suburanas inter Telcthusa puellas » Quæ, pnto, de quæstu libéra facta suo est ,

» Cingit inaurata penem tibi, sancte, corona.

» Hune pathicæ summi numinis instar liabent. » (Priap., 40.)

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