LES PROSTITUÉES ISOLÉES S’ÉTAIENT ELLES-MÊMES RACHETÉES
Les filles de cette espèce existaient chez les Romains; elles avaient gagné un pécule pendant qu’elles étaient esclaves prostituées chez les proxénètes, et elles s’étaient elles-mêmes rachetées :
« Scortum nobile libertina Hispala Fecenia, non digna quæstu, cui ancillula assuerat; etiam postquam rnanumissa erat, eoclem se généré tuelatur. r> (Tit. Liv., XXXIX, 9.)
« Il y avait une courtisane fameuse, l’affranchie Hispala Fécénia; c’était une femme au-dessus du métier auquel elle s’était livrée dans sa première jeunesse, quand elle était esclave, et qu’elle avait continué par besoin depuis son affranchissement. »
« Tu autem quæ pro capite argenlum mihi jam jamque sœpe numéros ,
» Ea pacisci modo scis ; sed quæ pacta es non scis solvere. »
(Plaut., Pseud., 217.)
« Et toi, qui parles toujours de me compter le prix de ta liberté, mais qui ne sais que promettre, et qui ne sais pas tenir ce que tu as promis. »
« Nota suburanas inter Telcthusa puellas » Quæ, pnto, de quæstu libéra facta suo est ,
» Cingit inaurata penem tibi, sancte, corona.
» Hune pathicæ summi numinis instar liabent. » (Priap., 40.)