‹ De La Protection Accordée Par Le Code Civil Aux Enfants D'Un Premier LitChapitre 26 sur 87 · SU RE · texte numérisé non relu

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des raisons d'ordre tout intime et purement confidentiel qui devront être pesées par chaque parent, qui pourraient être discutées au sein de la famille, mais qui ne sauraient être étalées au dehors sans les plus graves inconvénients. Certaines faiblesses de la mère, sans constituer l’inconduite notoire capable d'amener la destitution légale, peuvent faire naître des doutes sur la pureté de ses intentions, et, par contre-coup, produire les craintes les plus légitimes sur la bonne administration future de la tutelle.

Étaler toutes ces raisons en publie, surtout quand elles ne sont pas suffisantes pour constituer un cas de destitution, serait au moins peu charitable pour la mère, dont le nouveau mariage a peut-être pour but de marquer la volonté de réparer ses fautes passées. Mais les faire connaître aux enfants, ou tout au moins leur en rendre la connaissance possible par la publicité des débats, ne peut amener que le résultat désastreux de diminuer le respect que ces enfants devront toujours à leur mère quoi qu’il arrive, et de rendre encore moins faciles leurs relations avec leur beau-père.

Les membres du conseil de famille sont généralement peu soucieux de se créer des difficultés dans le milieu où ils vivent; ils pourront craindre l'hostilité, la rancune et les représailles même de la personne à laquelle leur avis aura été défavorable. L'obligation d'aller déposer devant le tribunal, non seulement de déposer, mais de faire consigner par écrit leur déposition, sera pour eux une gêne, un ennui, et on peut craindre qu'ils ne soient tentés de sacrifier à leur tranquillité leur opinion intime et vraie sur l'opportunité du maintien de la mère dans la tutelle.

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