‹ De la Protection des Appellations d'Origine en Matière VinicoleChapitre 24 sur 72 · Montesquieu, Mélanges inédits, p · texte numérisé non relu

Montesquieu, Mélanges inédits, p

2. Montesquieu, Lettre à l'abbé de Guasco, à Turin (de Paris, 1752). Edouard Laboulaye, 1879, p. 258.

par la liberté du commerce 1.» L'’édit d’avril 1776 portait un tel coup à la sénéchaussée de Guyenne qu’elle mit tout en œuvre pour le faire rapporter. Une fois de plus, elle triompha.

Un arrêt du Conseil du 24 novembre 1776 suspendit la plupart des effets de l’édit. Les Bordelais consentaient à renoncer au privilège de la descente. Bergerac essaya de lutter et présenta dans ce but plusieurs requêtes au Conseil du roi: en 1784, notamment, les Bergeracois réclamaient une jauge égale et uniforme dans toute Ja province de Guyenne. Toutes ces requêtes n’eurent aucun succès.

Le régime de faveur dont jouissaient les vins de Bordeaux ne devait disparaître que dans la fameuse nuit du 4 août 1780, lorsque l’Assemblée nationale décréta la suppression de tous les privilèges des villes, décision confirmée quelques jours après par décret du 10 août 1789 (article 10).

Le 10 décembre 1789, «1’Assemblée générale du département, instruite que plusieurs propriétaires de vins qui ne sont point habitants de Bordeaux, malgré la disposition expresse du décret de l’Assemblée nationale, qui supprime tous les privilèges des villes et habitants des villes, paraissent douter encore qu’il leur soit permis de porter leurs vins dans cette ville et. a arrêté que la Municipalité de Bordeaux sera invitée à publier incessamment une proclamation qui fasse cesser à cet égard tous les doutes des propriétaires. »

À la séance du Conseil général, le 20 novembre 1790, un membre de cette Assemblée présente cette motion : « … qu’attendu la suppression de tous les privilèges tant des villes que des particuliers, il soit arrêté que tous les vins de la ci-devant sénéchaussée fussent introduits librement dans la ville de Bordeaux, à la charge de payer les droits, mais encore tous les vins sans exception et dans quelque partie du royaume qu'ils aient été recueillis. »

D. Sous quels noms étaient vendus les bins de la iS'énéchaussée de Guyenne.

On a voulu soutenir, au moment de rechercher les vins qui avaient droit à l’appellation « Bordeaux », que jamais, pendant : l'Ancien Régime, on n’a désigné les vins de la sénéchaussée

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