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de Bordeaux » servait jadis à désigner les vins de la sénéchaussée privilégiée : il en donne les exemples suivants : À
Un mémoire rédigé en 1744 déclare que si les habitants des sénéchaussées voisines réclament le bénéfice de la barrique bordelaise, c’est entre autres « pour pouvoir envoyer ces vins dans l'étranger comme vins de Bordeaux ». De
Le préambule de l’édit d'avril 1776 dit que les futailles imposées par les Bordelais à leurs voisins «sont moins durables et moins propres à soutenir les voyages de long cours que les tonneaux affectés exclusivement aux vins de Bordeaux »
Les voisins eux-mêmes reconnaissent l’appellation et en avouent toute l'importance. Bergerac, en 1779, demande à employer telle jauge qui lui conviendra, en adoptant un cerclage différent de celui des barriques bordelaises; ainsi «la réputation des vins de Bordeaux sera conservée dans son intégrité »..
Extrait d’un mémoire pour Domme et Sarlat : « Que peut servir, d’ailleurs, le nom vague et général des vins de Bordeaux? La sénéchaussée de Guienne est extrêmement étendue; elle produit des vins de toutes espèces... Ainsi le nom général de « vins de Bordeaux » laisse à déterminer un prix dans cette immense variété. »
Le supplément du Dictionnaire du commerce, de Savary, s'exprime ainsi : « Le tonneau de vin Bourdelois qu’on appelle vulgairement vin de ville, est composé de quatre barriques. Etc., etc. »
Comme le fait très justement observer le mémoire pour Domme et Sarlat, l’appellation «vins de Bordeaux » était dans beaucoup de] cas insuffisante, étant donnée la grande variété de ces vins Telles régions, telles paroisses de la sénéchaussée avaient acquis dès le Moyen-Age une juste réputation pour la valeur de leurs vins.
Ce sont d’abord les vins de Graves dont la renommée a franchi les frontières de la sénéchaussée et qui ont conservé la première place pendant longtemps. «La région des Graves, dit M. le Dr Georges Martin, est le véritable berceau des grands vins de Bordeaux; et jusqu’au commencement du xvirre siècle, le Médoc était à ce point ignoré que le titre officiel des courtiers était celui de «courtiers en Graves », car d’après Malvezin, ils avaient été institués pour conduire les Anglais en Graves...