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Lo
lement, le tremblementse prononce au bout de quelquesinstants. Depuis quelque temps, le malade peut retenir ses urines et ses matières fécales. Anesthésie presque généralisée. Pupilles petites et régulières et paraissant immobiles. Pas de délire des grandeurs. Mémoire affaiblie, mais non complètement abolie. Quand on veut le faire lire, il prononce chaque lettre l’une après l’autre, mais ne peut les réunir pour former des mots ni même des syllabes séparées. /
Ce qu’il présente surtout de remarquable, c’est son insouciance à l’égard de tout ce qui l'entoure, et une absence absolue d'initiative. Jamais il n’a demandé à sortir de l'établissement, Leclerc est aujourd’hui dans un état de démence presque complète.
Du reste, il mange et boit bien, et a pris depuis six semaines beaucoup d’embonpoint.
31 mai. Uue nouvelle attaque eut lieu ; elle fut précédée et suivie des mêmes symptômes que les autres.
19 juin. Nouvelle attaque épileptiforme.
Ces attaques se renouvelèrent souvent, et Leclerc résista jusqu’à la fin de l’année aux symptômes toujours croissants de la maladie.
AUTOPSIE. — Voici les lésions que l’on observa et qui nous intéressent :
À l'incision de la dure-mère, il s'écoule une assez grande quantité de sérosité ; les veines qui rampent sur la convexité des hémisphères sont gorgées de sang. Le feuillet viscéral de l’arachnoïde est épaissi et semble être le siège d’une infiltration plastique chatoyante, d’un gris perle ; en essayant de l’enlever, on entraîne en même temps une couche légère de “substance cérébrale. Si l’on écarte les hémisphères, on voit que les surfaces internes adhèrent l’une à l’autre au moyen d’une matière glutineuse rosée qui forme une sorte de ruban d’un centimètre de hauteur, et s'étendant à toute la longueur du corps calleux. Les lobes frontaux sont intimement unis daus toute la portion qui se trouve au-dessous du genou du corps calleux. Les veines de la base sont pleines de sang ; le pédoncule cérébral gauche est légèrement ramolli dans ses couches les plus superficielles. A la simple vue, il semble que le lobe occipital droit soit plus développé que le gauche ; la balance confirme cette présomption (34 gr. de plus pour le lobe droit).
Le ventricule latéral droit est plein de sérosité ; ses parois ont leur aspect normal ; le gauche ne contient plus de liquide; sa capacité paraît être moindre que celle de l’autre. Il semble que toutes les parties centrales soient un peu molles, tandis que les circonvolutions sont au contraire plus fermes que de coutume, si ce n’est à leur surface. Dans le cervelet, comme dans le cerveau, la substance grise est beaucoup plus foncée qu'à l’état normal.
La moelle n’a pas été examinée. Poumons adhérents, Un seul tubercule cru au sommet du poumon droit.
Une petite excavation à la base du poumon gauche.
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