‹ De la Pseudo-Paralysie Générale SaturnineChapitre 9 sur 33 · CHAPITRE IV Marche. — Durée. — Terminaisons · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV Marche. — Durée. — Terminaisons

Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent, la marche de la pseudo-paralysie générale saturnine peut se diviser en trois périodes, mais, s’il est facile de distinguer la deuxième période ou période de dépression, et la période d'amélioration dans la plupart des cas, il n’en est pas de même pour la première période. Cette période de début, plus ou moins marquée d’ailleurs, dure parfois plusieurs jours, huit, dix jours ; mais dans quelques cas elle n’a duré qu’un jour ou deux et, dans d’autres enfin, c’est à peine si on peut la reconnaître. Les malades arrivent, pour ainsi dire, d'emblée à la période d'état de la maladie. Cette période en moyenne durerait deux mois: quant à la dernière, sa durée est forcément très variable, et cela tient à différentes causes : le nombre, la gravité des accidents saturnins antérieurs, le degré d'intoxication du malade, la prédisposition particulière à chaque sujet et peut-être aussi beaucoup d’autres causes expliquent ces différences.

Quoi qu’il en soit, malgré le tableau alarmant des symptômes, le malade, soustrait à l’action du plomb, tend à se rétablir au bout d’un temps variable qui peut n'être que de cinq à six mois, mais qui, dans d’autres cas, atteindra un an. Le malade rentre en possession de lui-même, et souvent il ne reste que le liséré gingival, la teinte terreuse de la peau auxquels il faut généralement joindre un certain degré d’affaiblissement de l’intelligence et de la mémoire. Pour que la guérison soit complète, il faut que le poison soit éliminé, et souvent cette élimination ne se fait qu'avec une extrême lenteur. En un mot la maladie tend vers la guérison. Mais il n’en en est pas toujours ainsi; le malade parfois arrive à la démence cachectique et succombe; dans d’autres cas il peut être enlevé plus rapidement par une attaque apoplectiforme ou épileptiforme.

Enfin, rappelons que les récidives sont fréquentes et succèdent

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à une nouvelle intoxication (obs. V, XXI); aussi un malade qui une première fois a guéri, peut-il succomber à la suite d’une de ces récidives.

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