‹ De la Psittacose: Infection spéciale déterminée par des perruchesChapitre 14 sur 17 · C. — On en recueillit en pipettes stérilisées · texte numérisé non relu

C. — On en recueillit en pipettes stérilisées

A. — L'examen direct des crachats sur lamelles fit trouver, au milieu de microbes vulgaires (staphylocoques divers), du pneumocoque.

A’. — Les cultures en bouillon, puis sur gèlose, donnérent du staphylocoque blanc et des colonies disséminées bien nettes de pneumocoque.

B. — L’urine, mise à l’étuve, au point de vue de la recherche du spirochæte d’Obermeier, ne donna aucun résultat en ce genre.

CG. — Le sang, examiné sur lamelles, au point de vue de la recherche des mêmes spirilles, ne fit rien constater de spécial, |

C'. — L’ensemencement en bouillon, puis sur gélose,

resta négatif à tous points de vue.

C".— D'autre part, avec le sang recueilli en pipettes stérilisées, on inocula deux souris blanches A et B.

Souris À. — Inoculée le-6 avril à cinq heures du soir, morte le 7 avril à 4 heures du soir.

À l’autopsie, rien de spécial à la vue.

1° Une culture faite avec le sang de la pulpe splénique resta stérile (ensemencement, bouillon, puis gélose).

D’autres cultures faites sur bouillon et sur gélose :

2° avec la sérositè péritonéale,

3° avec le sang du cœur, ont donné des cultures proliférantes de colibacille.

C’est là en somme un résultat purement accidentel'et sans valeur.

Souris B. — Inoculée le même soir, 6 avril, dans les mêmes conditions, morte le 8 avril au matin.

Les cultures avec la sérosité péritonéale, puis avec la rate, restèrent stériles. a P

Le sang du cœur cultiva en bouillon; reportée sur gélose, La culture se développa pea abondamment et donna lieu à la formation de colonies de bâtonnets de nature indéterminée, en d’autres points quelques diplocoques non encapsulès ne rappelant guère le microcoque de Talamon. ee

De tout ceci, il ne reste à retenir que la mort des deux animaux inoculés, sans qu’on puisse rien affirmer quant

à la nature précise de l’agent pathogène.

Le 11 avril. — Une troisième série de recherches fut faite par M. Jean Hallé qui inocula deux souris Det E : Pune, D, avec les crachats de notre malade; l’autre, E,

ot 2

avec les crachats du mari (salle Bouley, n. 23). Ces deux souris moururent en 24 heures.

Souris D. — On ensemença sur gélose ?

1° Le sang du cœur : résultat négatif;

2° La sérosité péritonéale, qui donna du colibacille et un staphylocoque doré;

3° Le sang de la rate, qui donna du colibacille et un saprophyte qui envahit toute la culture.

Souris E. — Trois cultures sur gélose, avec :

Sang du cœur,

Sérosité péritonéale,

Sang de la rate, | donnèrent trois cultures positives de pneumocoque pur.

En résumé : les crachats de la femme renfermaient-ils encore du pneumocoque? La souris mourut, et on ne retrouva pas du pneumocoque dans son sang.

Les crachats du mari renfermaient du pneumocoque en pleine virulence.

Concomitamment à ces recherches :

. de On surverlla pendant trois semaines le deuxième serin survivant qui avait vècu pendant dix jours avec la perruche suspecte;

2 Un oiseau sain fut placé pendant le même temps: dans la cage où étaient morts la perruche et le premier ‘ Serin.

Or, le deuxième serin et l'oiseau sain n’éprouvèrent en trois semaines rien d’anormal.

D’autre part, on se procura deux perruches de même :

provenance que la première, De ces deux oiseaux, Pun mourut au bout de 12 jours; l’autre continue à bien se porter. ;

A l’autopsie de cette perruche, on fit:

a. — Examen du sang sur lamelles, par double coloration à l’eosine et au bleu de méêthylène avec méthode de Gram : résultat négatif.

b. — Cultures du sang, en bouillon et sur gélose : résultat négatif.

c. — Des ensemencements du mueus bronchique alvéolaire donnèrent, au milieu de colonies abondantes d’un bacille court, indéterminé, des cultures non douteuses de pneumocoque, bien qu’en aucun point ces diplocoques ne se montrassent entourés d’une capsule claire bien mani feste. |

d. — Un pigeon, inoculé (veine axillaire) avec un2 macèération du parenchyme pulmonaire en bouillon stériisè, fut observé pendant quatre Jours; ce pigeon s’é-

chappa au cinquième jour; il n’avait présenté rien de spécial jusque-là. |

En résumé : prèsence incontestable du pneumocoque dans les alvèoles du poumon d’une perruche provenant dû même lot que la première.

Il résulte de recherches collatèrales faites par M. Netter sur les crachats de la femme de la salle Deipech:

4° Qu'il n’y avait plus de pneumocoque dans les crachats lors de son examen (8 avril) ;

29 Que par contre il se trouvait, dans les cultures, des acilles courts avec tendance à la disposition en chaîi-

ee

nette, aspect qui reproduirait celui des cultures observées à plusieurs reprises au cours de diverses grippes.

Page 1