TRAITEMENT
Qu'elle doit être, en psychiâtrie, l'attitude du médecin ?
Il faut se souvenir, en toutes circonstances, que la perte de la raison est une maladie la plus intéressante et la plus douloureuse de toutes, et ne rien négliger de ce qui peut établir entre le médecin et ses malades des liens de sympathie et de confiance réciproques.
Pour arriver à ce résultat il n’est pas besoin de dissimuler son rôle et sa qualité ; devant un malade, à quelque catégorie qu'il appartienne, nous devons toujours nous poser en médecins, jamais sous aucun prétexte, en représentants d’une autorité administrative ou judiciaire, et au malade lui-même 1l faut toujours affirmer sa maladie. En effet, ceci est à la base de la psychothérapie, et faire, par exemple, des réponses dilatoires à un persécuté c’est fournir un aliment à ses interprétations. Donc la présence et l'attitude du médecin auprès du malade sont d'urgence, et la douceur, que n'exclut pas la sincérité, sera le seul moyen ‘de suggestion efficace.
Nous sommes loin, sinon par le temps, du moins par l'évolution, d'une époque capable d'inspirer le tableau suivant: « À Bicélre, à la Salpéêtrière, dit Pariset, le vice, le crime, le malheur, les infirmités, les maladies les plus dégradantes et les plus disparates, tout était confondu comme les services. Les bâtiments étaient