‹ De la psychologie de PlatonChapitre 106 sur 115 · CHAPITRE UNIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE UNIQUE

raires, mais qui semblent vraiment insensées : ' la matière n*e8t autre diose que l'esprit, mais Tesprit éteint; et Tesprit n*est autre chose que la matière» mais la matière en formation.

Platon n'est point tombé dans ces excès insensés de rideutité absolue de la pensée et de l'être, même de l'être matériel. Son dualisme intelligeni maintient Tinfranchissable distance do la matière et de l'âme ; il pousse même ce dualisme plus loin : il y a dans la nature deux f<Nroes, suivant lui, c'est à dire dans son langage deux âmes; il ne peut y en ayoir moins de deux , ' Tune principe du mal , âme du chaos et de la matière ; l'autre bienfaisante, principe de l'ordre et de la beauté qu'on y admire. Ainsi, malgré ce. levain de révolte et cet instinct de désordre, qui sontVessencede l'âme de la matière, cette âme vaincue ou plutôt persuadée dans une certaine mesure par Dieu, devient l'Ame du monde, ou l'ordre même. Les mouvements el les révolutions du ciel et des corps célestes ressemblent, non point par eux-mêmes, mais par la vertu dont ils sont remplis, * aux mouv^ents de Tintelligence, à ses procédés, à ses règles. Par la puissance qui les conduit, ils reçoivent pour ainsi dire une autre nature, une autre essence que la leur propre, et la nature du bien, qui agit sur eux, se les assimile par une

1 On eonDtftla tentatiTe de H. de SehelUng de créer une physique et «ne cbioiie à pnort, et sans eenenlter Teipérieiice.

S Lùi$, X. p. 9Sft. âu«lv (liv ii «w IWmv |u{jiv TitAgân.

3 Lois, X , p. 807. À^t^ii x\^fH-

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