TROISIÈME PARTIE
iiiûuence prédominante. Mais en prenant une nature semblable à celle du bien, 41 ne faut pas croire que la
force aveugle de la niatière se soit réellement identifiée à la raison ; elle garde un levain de violence que rien ne lui peut enlever, et que le temps développe. Ce germe fatal, * longtemps vaincu, triomphe à son tour. Le monde a beau avoir reçu de son auteur des propriétés admirables; il ne les possè<le pas éternellement : subsister toujours également et de la même manière, c*est le privilège de IMeu et de Dieu seul. L'univers est tantôt dirigé par une cause divine qui lui est étrangère; tantôt l'âme de l'univers recouvre son indépendance, et alors ailranchi de cette direction tutélaire, elle retombe et fait tout retomber dans Vabime du désordre, où il semble que le monde va se perdre. Mais Dieu revient s'asseoir au gouvernail de ce grand navire prêt à sombrer dans le chaos, à s'engloutir dans Vabime de la dissemblance. * Dieu le sauve donc du naufrage; mais il faudra qu'il retombe encore dans le môme péril, pour en ôtre encore une fois délivré, et toujours ainsi, sans fin ni repos. S'il n*y a pas deux dieux , * il y a du moins deux principes, et le dualisme de la nature de l'homme et pour ainsi dire de l'àme, s'étend jusque dans le monde des
1 Lois , X , p. 897. Nvi Xf.'T,ai: ç'jaiï i>^',\a.v.
2 PnUtiq., p. -iti!.). ti àvapir,; tts.-:./. Cc pHncipe ne pourrait-il pas représenter dans l'âme humaine Tmcompressible liberté de la volonté?
3 Pohliq., p. 272.
4 Chakid. in Tim.. p. 396. Plaloneruquo idem Nuirenius laudal, (jucd daas niundi aniuias autunicl , uaaiu benciicenlibbiniam , maliguaiu alleram.