‹ De la psychologie de PlatonChapitre 109 sur 115 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

la vraie science est mie action en même temps qu'une connaisjsaiice, ou du moins uu principe d'action morale. *

Bornons nous à rappeler quelle grandeur doit inspirer à la morale une [)sycliologie qui nous enseigne que le plaisir n'existe pas réellement, tant il est dépouillé de constance , de mesure ; tant il est ridicule, indécent, honteux. W*est-ce pas un autre Bossuet qui nous crie . toutes les choses qui se voient, qui se pèsent, qui.se comptent, toutes ces choses pour lesquelles vous en-* graissez la terre de Totre sueur et de votre sang, non seulement ne sont pas des biens, mais ne sont pour ainsi dire rien du tout : ô hommes insensés, qui vous laissez égarer à la poursuite de ces trompeuses apparences, vous jetez la proie pour Vombre. C'est dans le ciel intelligible que vous trouverez la réalité, la vérité, et le bonheur : attachez-y votre espérance , et jetez-y comme une ancre qm gardera Totre âme dans la sérénité, et Vempéchera de se laisser emporter par le tourbillon des désirs insensés ou des craintes frivoles.

Il est une partie do la morale où, daiis Platon, l'influence de la psychologie se Mt peut-être plus sentir qu'en toute autre : c'est la politique. La politicpie n'est pas pour Platon ce qu'elle est pour Bossuet, l'art de rendre la vie commode et les peuples heureux ; le

1 Protag., p. 352, B. amu U ««<NjnriwwK«», Mriff/xk* tW tj^ iKtoi^iiv ifgm Euthyd., p. 288 , D.

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