PREMIÈRE PARTIE
dtt mal 6l dukdd : * leâ unes nécessaires, les autres divines. *
\Le mondfi a donc été produit ou plutôt ordonné tel qu'il est par le concours de la nécessité et de la raison.
Mais la sagesse, rintelligenoe, est une cause, une cause parfaite et nécessairement étemelle. Pourquoi n'agit-elle pas éternellement? Pourquoi Tordre commence^i-il à être, quand la cause de Tordre n*a point de eommeneement? C'est que Dieu , le Dieu suprême , le Démiurge , qui agit avec providence et sagesse , a pour essence Tidentité étemelle et absolue dans Tétre et dans le Umi on ne conçoit pas qu'il puisse sortir ou perdre dë son essenee; on ne comprendrait que difficilement qu'il se laissât vaincre ou détourner de sa ûn, qui est de réaliser le bien en toutes choses par la puissance aveugle de Tàme motrice de la matière. Une fois Vordre imprifhé dans les choses, on conçoit mal qu'elles retombent dans le désordre ; il est plus naturel d'admettre que Dieu a trouvé , a reçu ' tout ce qui était visible, non dans le repos , mais dans le mouvement et dans un mouvement déréglé et désordonné. Tout était dans la confusion, l'anarchie, le chaos, dans Tétat enfin où doivent être les choses lorsque Dieu n'y est pas, c'est à dire la Raison et la Sagesse n'y sont pas. * C'est donc
1 Tm. , p. 46.
S Tim., p. 68., Ë.
a Tim,, p. 30.
4 Ttin. , p. 53.