‹ De la psychologie de PlatonChapitre 17 sur 115 · Lois. X, p. 89i · texte numérisé non relu

Lois. X, p. 89i

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ment, est prise au sens de TAme modifiée par raction bien&isante de Dieu.

Mais quelles que soient les critiques qui atteignent justement cette métaphysique de l'âme, elle n'en contient pas moins les principes certains et lumineux de la vraie métapliysique, je veux dire une psychologie admirahle et profonde. Connaître est un acte réel, et connaître implique deux choses : l'être absolu et parfait, dont la connaissance est fournie naturellement, nécessairement, par le sentiment de Timperfection d'êtres contingents à l'occasion desquels s'éveille en moi ridée du parfait. Mais connaître, c'est se mouvoir; se mouvoir, c*est Tacte propre et l'essence de râme : donc, dans l'acte delà connaissance, dans la conscience de l'être qui coiuiaît, je trouve la conviction infaillible de l'existence et du sujet qui pense, et de Dieu et du monde extérieur, objets réels et conditions nécessaires de l'acte complet de la connaissance. Descartes a été plus clair, il n'a pas été plus complet.

Je ne me dissimule pas que cette interprétation de la

doctrine platonicienne a contre elle de graves autorités, et la plus grave est sans contredit celle d'Aristote. Les objections d'Àristote contre la doctrine de son maître, et l'interprétation qu'il en donne, ont été exposées par M. Ravaisson avec une clarté et une vigueur de logique qui ont peut-être ajouté une force nouvelle à la dialectique déjà si sévère d'Aristote, et ([ui font de V Essai sur la Mrlaplujsifjuc un véritable chef-d'œuvre de critique. Ce n'est pas sans un senti-

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