‹ De la psychologie de PlatonChapitre 21 sur 115 · DE LA FORBIÂTION D£ L AME DU MONDE · texte numérisé non relu

DE LA FORBIÂTION D£ L AME DU MONDE

Ainsi il y a une matière éternelle, animée d'une force étemelle de mouvement, capaUe d'ibauclier qiielqaes formes instables et grossières» mais non de les achever. Dieuestnécessdre pour produire l'ordre, et pour produire l'ordre dans l'univers il faut d'abord Fintroduire dans son âme» Mais c'est dans des. alléfSOniw et sous des symboles que Platon nous dépdnt l'action de Dieu sur l'âme universelle. Cette intervention, rappelons-nous-le bien, n'est toutefois qu'une influence, et même une influence toute morale : ce n*est en effet que la persuasion. La raison est supérieure à la nécessité, parce qu'elle lui persuade de conduire volontairement vers le bien la plupart des choses du devenir; elle réalise autant que cela lui est possible, car à cet égard même sa puissance est limitée, elle réalise dans l'univers l'idée du Bien ^ comme une fin excellente. -De plus, tout ce qui devient

L 1 im. « p. 46 , ttà «fâvTW Utev éKvsdâr».

PHEMiÈHE l'AUXL£.

beau est fait sur un modèle éternel , dont il reproduit l'essence et la nature. * C'est donc en vue du bien , envisagé comme fia , sur le modèle des idées envisagées comme exemplaires, que Dieu, trouvant partout le désordre et voulant le ramener à l'ordre, réfléchissant qu'aucune perfection ne peut exister sans la raison, aucune raison en dehors d'une âme, compose et dépose une raison dans l'àme de Tunivers, et place une âme dans chaque corps. '

N'oublions pas, non plus, que loin de prétendre tout ramener dans Vunité d*un système , et tout expliquer par des raisons scientifiques, Platon reconnaît que c'est là un de ces sujets sur lesquels les hommes né peuvent avoir la prétention de donner une explication toujours complètement d'accord avec elle-même et parfaitement exacte.

Voici donc comment Dieu s'y prit pour déposer une raison, une intelligence, dans cette Ame, principe du mouvement désordonné, aveugle et stupide de la matière. • •

De l'essence indivisible et toujours la même, et de Fessence qui devient divisible à l'égard des corps, il forma par leur mélange une troisième essence intermédiaire, participant de la nature du même qui appartient à la première, et de la nature de i'autre qui appartient à la seconde. Voilà donc trois essences : Dieu les prmd Çkalom^ et plus haut TcapaXoêcdv)^

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