‹ De la psychologie de PlatonChapitre 28 sur 115 · CHAPITRE TROISifeMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISifeMB

sur le monde des corps est, comme nous l'avons tu, toute morale.

En efTet, les corps élénieiitaires sont formés par des 1 mouvements d'aggrégation ci de séparation; ces mou- l vements , qui produisait Taccroissement et la oonser- \ vation de ranimai et du végétal , sont dûs à des Ames ; • car des âmes seules sont et peuvent être des causes de \ mouvements. Ce sont les causes naturelles, nécessaires, qui sont le propre de TAme universelle, ou, comme flaton l'appelle, de la nécessité. ' Dieu n'intervient par des conseils , et c'est en vertu d'une sorte de persuasion et d'obéissance volontaire , qu'il dépose dans ses mouvements l'ordre, la mesure , la beauté.

C'est ce qu'il fout entendre quand on Ht dans le ' Timée que c'est Dieu qui forme la moelle , qu'il y place et attache les trois genres d'âme, qui fait la tète, le cœur, le foie, le système cérébro-spinal autour duquel il bâtit tout l'édifice de notre corps, la charpente osseuse, les nerfs qui en lient les membres, la chair qui les recouvre , et la trame fine et mince de la peau qui recouvre comme d'un voile léger et charmant les chairs qui, laissées à nu, présenteraient à la vue un objet repoussant. C'est encore ce qu'il faut entendre quand on y lit que ce sont ses enfants auxquels il a promulgué ses volontés , qui empruntent au monde des parties de feu , et des autres corps élémentaires , les unissent et en font des corps uns et individuels, entiers

1 Tm., p. S(î.

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