‹ De la psychologie de PlatonChapitre 31 sur 115 · CHAPITRE TROISIÈMË · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈMË

de la connaissance réfléchie , faculté que possède l'âme de rentrer en soi, de se replier sur elle-même. • Si Platonn'a point nommé d'unnom spéeîal la consci^ice, il Va maintes îm et très exactement définie et décrite : c'est un principe sur lequel il n'a laissé planer aucun doute et que proclame toute sa philosophie. Il n'y a qu'une seule âme pensante, capable de connaître et elle-même et les autres êtres, tandis que le principe vital est multiple. La raison, dit-il dans la Républiqm, ' ne nous permet pas de croire que l'âme, considérée dans le fond même de son être, soit d'une nature comr posée, pleine de diversité et de dissemblance arec elle-même ; elle est une et simple ; car elle a tout ce qui constitue l'un et le simple, c'est à dire l'identité et la permanence, et l'absence de toute forme Tisible et positive. * Le cbangement et la division n'ont de prise sur elle que lorsqu'elle cesse de s'attacher à sa propre nature , mais ne peuvent s'attaquer à sa substance ni même à son essence. Il serait absurde que le sujet où se réunissent, où s'unissent les sensations multiples et diverses que nous éprouvons , ne fût pas une forme ou âme une et simple. * L'âme est la puissance intelligente qui voit et qui entend, en un mot, qui accomplit tous les actes qui exigent comme condition quelque mouvement de l'organisme. Les organes

1 Théét., p. 187 . b rtm.^ p. 96, B, «M i» n|iff^i<*«-

% Eép.,X,p.m.

3 M. V. Cousin , Àrg. du FKédon, tom. VI, p. 168.

4 TMét.. p. 184.

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