‹ De la psychologie de PlatonChapitre 36 sur 115 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

choisir? ou bien peut-on espérer de les concilier?

Il faut remarquer d'abord le vice même logique de Vai^iument des eontraires. La conclusion comme la prémisse devrait contenir : Fàme, tant qu'elle reste ce qu'elle est, ne peut mourir : or, l'âme c est la \ie ; ce qui revient à dire : la vie, tant qu'elle reste ce qu'elle est, c'est à dire la vie, ne devient point la mort ; en un mot, la vie est la vie et n'est point la mort , proposition très claire, fondée sur le principe de contradiction, mais qui ne peut porter plus de réalité dans les conséquences quïl n'en contient lui-même , et n'est pas la démonstration demandée , qui est que le principe de vie reste toujours ce qu'il est, c'est à dire est immortel. Une théorie tirée d'un argument vicieux m'est suspecte, surtout quand elle est contredite par une autre qui est expresse, directe, claire et précise.

On pourrait croire que l'axiome : l'âme est le principe de la vie, ne veut dire qu'une chose et une chose vraie ; c'est que toute matière étant de soi inerte et sans vie , la force intime et secrète qui en aggrège les molécules, eu organise les parties, eu produit les mouvements, est distincte, ou au moins peut être distinguée de la matière organisée par elle et avec laquelle on ne saurait la confondre. M. Barthez, qui n'est pas assurément un animiste, dit comme Platon : « un principe substantiel de vie, distinct de la matière et agissant sur elle, c'est une &me. » Mais le passage du Phédon dit plus que cela : il dit que c'est l'âme immortelle qui est le principe vital , et le Timée dit le contraire. Non seulemènt le Timée aifirme, que le

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