‹ De la psychologie de PlatonChapitre 48 sur 115 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ràme survit au corps, il faudrait avouer, d'après fiessuet, que dans cette nouvelle existence, séparée de son corps , il lui manquera toujours quelque chose, et que la mort , au lieu de lui restituer la plénitude de son être, le diminue et le dégrade. Aussi faut-il admettre, dans cet ordre d'idées, la résurrection des corps ; encore cela ne résout-il pas tonte la difficulté philosophique ; car la résurrection des corps ne devant avoir lieu qu'au jugement dernier, il reste, entre ce moment et celui de la mort, une vague période où Vàme est évidemment sans corps et sans organes, puisque la mort les a détruits et que le miracle de la résurrection ne les a pas ressuscités. Les anciens donnaient à ces tmes sans corps, privées d*une partie de leur être et attendant Theure d'une nouvelle existence , le nom d'ombres ou de mônes.

I>i'est-ce pas ici ou jamais le lieu de rappeler ces mots de Haton : c c'est là un de ces sujets sur lesquels les hommes ne peuvent avoir la prétention de donner une explication toujours complètement d'accord avec eUeHDoéme et parfaitement exacte. » * 11 est toujours à propos de répéter ces préceptes modestes et sensés : j il est permis à Thomme de tout d^rcher ; il ne lui a I pas été donné de tout savoir, et de tout savoir avec V certitude. Rien d'absolu, particulièrement le savoir, absolu, n*est pas Mi pour lui, et bien que ce soit pour lui un tourment cruel et une marque humiliante de I son incurable faiblesse , la raison humaine doit se ré-

1 Plat. , Tm. , p. 99.

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