PREMIÈRE PARTIE
entendre que la mortalité qui atteint Vâme , principe des mouvements purement physiques, n'est que l'absence de la personnalité, de l'individualité et de la conscience*
L'âme est non seulement immortelle , elle est éternelle; les funes prrexislent éternellement aux corps qu'elles doivent animer, et leur nombre n'en peut être ni augmenté ni diminué ; * on ne peut pas plus comprendre la création que la destruction d'une substance : de là , pour expliquer le mouvement de la vie et l'incessant changement qui en renouvelle les formes, le dogme de la métempsychose. Les ftmes étemelles, antérieurement à leur incorporation qui est une chute, ont une existence pure et parfaite dans le sein de l'âme universelle. Sans s'expliquer sur les rapports de l'âme humaine à l'âme universelle, Platon maintient à la fois la dépendance de l'âme humaine par rapport à un être supérieur, et l'individualité et la personnalité de son propre être. Antérieure à l'incorporation et à la chute, la personnalité des âmes survit à la destruction du corps : l'âme est immortelle. De tout temps et par une loi fatale, les âmes ont eu des destinées, des inclinations, des propriétés particulières, et toutes , malgré leur pureté primitive , ne sont pas également pures et parfaites , même au sein de l'âme universelle , d'où elles se sont un jour détachées pour ré-
1 lamhliq. TraUé de Vàm, IV. « Quant aux PUitoiikiAns, oomme Us enseignent que les âmes ne naissent pas et ne périssent pes, ils siRfmeBt
qu'elles existent toujours dans la même proportion , puisque leur nombre ne peut s'accroître par des naissances ni diminuer par des extinctions. »