CHAPITRE PREMIER
bles, qiu mettant en œuvre tous les mouvements des corps, causes coopérantes mais secondaires, produisent dans tous les êtres Vaecroissement et la diminua lion, kl composition ot la di\ision. *
Mais après avoir nommé et même un peu développé cet ensemble de fàcultés, Platon ne Va nullement réduit en système, ni ramené à une classification méthodique. Le dialecticien subtil, qui aime tant à chercher Vidée générale répandue dans les choses particulières, n'a pas cherché ce que plusieurs de ces feicultés «vident de commun dans leurs actes ou dans leurs caractères, pour les ramener à une faculté plus générale, et simplifier, par une classification méthodique, Tétude des facultés de Tàme. Il semble pourtant qu'avec cette énumération à peu près complète , et armé du principe psychologique du fait de conscience, cette classification lui était facile. 11 avait en effet reconnu que les fecultés sont les causes des phénomènes déVâme, des pouvoirs, ^uvaj^eiç, une espèce d'agents réels qui nous rendent capables, nous et les autres êtres, des opérations qui nous sont propres. ' Ainsi on appelle faculté la puissance de vcôr et celle d'en-
l \\ n'y a pas là contradiction avec la théorie de la séparation du principe vital et du priin ipe pciisatiL. l'iatoii ne dit pas (juc tous les mouvements do la vie piiysiologique sont toujours connuandés par une raison ; mais que la faim , la soif, le besoin de la reproduction , qui ont un rapport intime à raoeroimement et à la conaenration des iodiridiiaf oomme à la perpétuité des espèces , peavent être r^és par la ndam et gonmnés avec sagesse : ce qui est parfaitenent clair et parfutemeat Juste.
tendre. ' Pour distinguer les facultés les unes des autres, comme elles échappent à la phse de nos sens, on ne peut considérer en chacune que son objet et ses effets. * Ainsi , ce n*est pas par le caractère de son acte, mais par la nature do son objet et de ses effets , que chaque faculté se détermine. Les facultés identiques sont celles qui ont le même objet et qui opèrent les mêmes effets; les Acuités différentes sont celles qui ont des objets distincts et qui opèrent des effets difl'érents. ' C'est ainsi, par exemple, quelaicicnce estune faculté différente de VOinnion; car Tune a pour objet cè qui est et opère la connaissance parfaite ; l'autre a pour objet l'apparence et le phénomène, et n'opère qu'une connaissance douteuse et obscure. *
n est certain qu'il n*est pas d'une bonne méthode de prendre pour principe de classification, l'objet de la faculté; car comment le trouver? Cet être intelligible peut être imaginaire, ou mal défini, ou obscurément conçu : c'est la métaphysique qui devient le fondement de la psychologie , tandis qu'en réalité toute métaphysique , qui n'est pas fondée sur la psychologie , -et d'une psychologie indépendante, n'est elle-même qu'une spéculation vaine, une théorie poétique et chimérique, et vraiment un rêve. Hais si c'est renverser toute méthode que de demander à la métaphysique
t M^,, V, p, 477. D , u* tt. i«it ait » ten^Ctt*!.
3 Rfy., V, p. 477.
4 Rép.. V, p. 477, K.
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