‹ De la psychologie de PlatonChapitre 8 sur 115 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

puisque les facultés différentes ne peuvent avoir des objets identiques, il est légitime de conclure et de poser en principe, comme l'a fait Platon, qu'aux divenï

goiiros connaissance correspondent divers genres d'êtres.*

La connaissance ne se borne pas à nous révéler Yêire : elle nous permet de le définir, c'est à dire d'en pénétrer et d'en expliquer l'essence. Connaître est quelque chose certainement ; or , connaître est une puissance, une force, la force de faire quelque chose : donc l'être est une force capable d'agir, une force active, ime cause ; mais de plus, l'objet connu at aussi quelque chose ; être connu esl quelque chose de réel : or, être connu, c'est la puissance de supporter une action, d'en Atre l'objet, c'est la force de souiïrir on de pâtir, c'est une force passive , c'est à dire une autre . espèce de cause. D'où se tire cette définition : l'être est tout ce qui possède la puissance d'exercer une action quelconque, ou d'en recevoir une, quelque petite qu'elle soit. '

A la lumière de cette définition, tirée d'un principe et d'un fait certains, recherchons maintenant quels sont les divers geiu^es d'êtres.

U ne nous sera pas difficile de les reconnaître, puisque nous sayons qu'ils correspondent aux deux ^ formes que revAt la coiuiaissance. Si la lUiison pure et V Opinion sont deux formes différentes de la connais-

1 Tim. , I». '>1 .

2 Sophist., p. 249.

Page 1