CHAPITRE PRKIIIBR
sanee, * il y a deux genres d'êtres , ' deux espèce^ de
causes , ' les causes et les êtres divins, les causes fatales et les êtres nécessaires.
Le premier genre d'êtres est saisi par la llahon pure, par une pensée qui s'explique et se justifie elle-même, vovi'cei jxtTOL ^oyou, comme étant toujours le niénie, * c'est à dire que l'identité, Timmutabilité, en sont les caractères et les attributs, auxquels la Rmon en reconnaît l'existence et l'essence. Ce genre contient donc ce qui est toujours et n'a pas de devenir; ' espèce toujours la même, iucréée, impérissable, ne recevant en elle d'ailleurs aucune autre chose, n'entrant ellemême (oM) jamais (icot) dans aucune autre chose, invisible, échappant absolument à la prise de nos sens, puisqu'il n'est donné qu'à la RaisQii pure, aûVancfaie de la sensation, de la poursuiyre et de l'atteindre. *
L'être individuel pur, cd)solu, pariait, existant par lui-même, owto xaO aÛTÔ eiXucpivàç sKacTov, tel est l'objet de la pensée pure, s'exerçant seule et indépendante de toute sensation; ^ c'est la cause divine, la cause de tout ce ({ix û y a de consUuit, et Texi-inplaire éternel de tout ce qu'il y a de permanent et d'immuable daiiâ les choses
1 Tim. , p. 51 , D.
2 Tnn. , p. 28, 49, lîiv
3 TÛ». , p. 48, xtx 10 xiji TMLM^dt^i f.v-i i p. OU , A , xm i*» wiînv .i4/i| i p. ti8 . fi , êV «Mat ti (fi» « O BI— U», «s a
4 TtHi.^ p. 98.
5 Tim,, p. 38.
6 Tim,, p. 56.
7 Phèd., p. 65, «vtifk naU'énv tUufivu tf Iwvoia fgt^^, uirn imk* tàm ttXu|MH
PRBMIÈRB PARTIS.
et dans la nature, ' cause distincte des choses qu'elle
produit, et qui en est non seulement séparable, mais positivement séparée ; ' c'est l'Idée.
En résumé, il est de la nature de la pensée de ne pouToir penser quelque chose sans penser quelque idée nécessaire ou quelque perfection di\1ne. Il y a de l'être dans toute proposition. En donnant une réalité objective et distincte à ces idées nécessaires et à ces perfections diyines, et, par conséquent, en multi* pliant les absolus , on limite Dieu , mais enfin on le découvre, et il suffira plus tard de considérer ces idées divines comme faisant partie de la substance de Dieu, et comme des modes de son être, pour faire de la doctrine de Platon une philosophie chrétienne.
Tel est donc le premier genre d'êtres. H en est encore un autre , qui nous est attesté comme réel, parce qu'il est ( (Hinu; comme différent, parce qu'il est différemment connu : c'est l'objet de la forme de la connaissance qu'on appelle VOpinion, c'est à dire le jugement fondé sur une sensation, ne pouvant rendre compte de lui-même, variable , obscur, et renfermant souvent en lui-même des notions contradictoires. L'objet que nous fedt connaître V Opinion est tel qu'il
1 Xénœraie. Proclus (in Pairm., éd. Cousin, tom. V, p. 133 ) certifie eelte déliiiition dn disciple , (i«t«xoyt« ^ «K<Mste et eonfome à la doetrine
dn maître.
S Tim., p. 68, C. D. Quant à Vètn Trainent digne de ce nom, tant qn'ily a de la dUTéreoce dans les choses, il ne pooira jamais exister dans l'Objet sensible , de manière à ce qn*il y ait à la fois là deaz choses et one senle.
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