C.f. Bossaet, Maxân. nir Théâtre, S Lois, H, p. 6f
3 SopM$9„ p. 231.
ce qu on ne sait pas; car c'est de là peut-être que naissent toutes les erreurs de notre esprit.
L'éducation a deux méthodes : l'une antique, qui consiste tantôt à gronder avec sévérité, tantôt avec douceur, et qu'on pourrait appeler l'exhortation, voudcTtxifv; ' Vautre est fondée sur cette (diservation, que toute ignorance est involontaire, et que nul ne consent à apprendre une chose lorsqu'il se persuade en être suffisamment instruit. La première opération de l'éducation est donc de délivrer Tesprit de Varrogante et superbe opinion qu'il a de lui-même , et de le forcer à reconnaître lui-même l'erreur des opinions dans lesquelles il s'égare. Cette méthode commence donc par purger l'àme en réfutant les erreurs dont elle est remplie , et consiste proprement en une purification : c'est la meilleure et la plus puissante de toutes les purifications. Cette œuvre, qu'achève la dialectique, ou comme l'appelle Platon , la sopMsticpie de bonne race» * la musique la commence. Le charmé attaché aux arU est un prestige destiné à présenter à l'âme, sous la forme d'une distraction aimable, la correction salutaire et la sévérité de la discipline $ conmie le médecin déguise au goût dans un breuvage plein de miel Vamertuuie du remède destiné à guérir le corps. ' L'àme bien
1 Sophiit., p. 230.
2 Sophist., p. 331.
3 lois, p. 610. Lucrèce :
8cJ veluti pueris, absinthia tctra , medentes Quum dure conantur , prius oras , pocuia circum , CoDtingimt mellis dulei flavoquc liquore.
11 y a encore une éduration pins sërimiie , qui ne 0*adre8se pas senle-