SECTION TROISIÈME
Action volontaire de l'homme.
Nous avons vu en morphologie quel est l'effet perturbant de la volonté capricieuse de l'homme ; cet effet atteint aussi la psychique.
On doit noter parmi les résultats de cette action les mots techniques empruntés aux langues mortes classiques. Mais il ne faut pas confondre ensemble une double couche de mots grecs et latins qui est venue à des époques différentes se superposer à la langue française naturelle. Les doublets introduits au seizième siècle ne le furent avec aucune intention d'expression d'idées nouvelles ou de nuances d'idées ; on se proposait
mplement une révolution morphologique. Au contraire, les ots introduits au dix-neuvième pour exprimer des idées ientifiques auxquelles rien ne répondait l'ont été avec un but lychique direct. Ces mots savants de seconde couche empruns cette fois au grec plutôt qu'au latin sont d'ailleurs le prolit d'une action volontaire de l'homme.
Une formation plus capricieuse encore des mots est celle ! ceux dits historiques que nous avons déjà rencontrés dans morphologie. Lorsque ces mots expriment des idées nouilles, ils sont bien créés avec l'idée elle-même par la volonté 1 l'homme, par exemple les ohms, les ampères, les volts etc. ins le vocabulaire de l'électricité.
Telles sont les diverses parties de la psychique. Autant, évolution et le mécanisme de la phonétique ont été miuutieuseent étudiés, comme palpables et se contrôlant eux-mêmes, itant ceux de la psychique l'ont été peu, non-seulement parce le c'est un sujet délicat et fugace, mais surtout parce qu'il traît manquer de principes certains et être invérifiable, de là discrédit des études de cette branche de la science ; pournt on l'a abordée par quelques côtés, notamment par la mantique, abondonnant le reste, non sans un certain dédain, la psychologie philosophique. Il faudra y revenir, car la lonétique et la morphologie seule ne donneront jamais la vélation de certaines énigmes linguistiques ; vouloir l'obtenir ns la psychique, c'est vouloir chercher les yeux fermés par toucher- seul, parce que ce sens est dépourvu des illusions I la vue. D'ailleurs, si la phonétique se contrôle elle-même, la morphologie se contrôle aussi quoiqu'à un moindre degré I preuve, l'une et l'autre plus matérielles que la psychique uvent servir à contrôler celle-ci dont les hypothèses, si elles nt imaginaires, disparaîtront à ce contact. Sans doute, on ut perdre pied dans cette partie très élevée de la linguistique, ais ce n'est pas un motif pour n'oser point y entrer, encore ains pour dire que ce n'est qu'une ombre de la morphologie, nuée d'existence réelle et propre. La psychique est bien vante, autonome, souvent souveraine ; sans elle morphologie phonétique ne sont que des corps admirables de structure, lis aveugles et sourds ; elle seule les fait voir et entendre, i rend conscients ; la linguistique tout entière prend, il est ai, ses racines ailleurs, mais y aboutit.