PSYCHIQUE STATIQUE
Nous résumons ici seulement en quelques mots ce que nous avons écrit dans notre étude sur les divisions de la linguistique. La psychique statique considère à l'état de repos : V Vidée indivisible, 2® la pensée indivisible, 3° la rehlion entre Vidée et la pensée, ou la pensée divisible et successive ; la pensée comprend le sentiment. Elle diffère de l'idée en ce que celle-ci est l'image d'un objet, tandis que la pensée est un jugement par lequel on relie une idée à l'autre, on établit entre elles une véritable équation, équation, du reste, qui peut contenir des termes positifs ou des termes négatifs. Cette équation, nommée pensée^ correspond en psychique, à ce qu'est la proposition en morphologie, de même que Vidée correspond au mot.
La pensée, ou équation, ou proposition, peut, à son tour, se réunir à une autre de manière à former au lieu d'une pensée simple, une pensée complexe correspondant à ce qu'est la phrase de subordination en morphologie.
Plusieurs pensées simples ou complexes peuvent former une série d'équations servant à résoudre une idée inconnue ; c'est le syllogisme ou logisme.
Enfin ces logismes, tant que l'on ne sort pas de l'ordre d'idées commun constituent ensemble une autre unité naturelle psychique que nous avons appelé Venchaînement et qui correspond à la période ou alinéa morphologique.
Ces diverses unités naturelles : P idée,2'' pensée,3^ idée complexe, 4° logisme, 5" enchaînement, se distinguent les unes des autres par les repos, marqués graphiquement par la ponctuation ; la psychique statique étudie le tout successivement ainsi qu'il suit :