‹ De la psychologie du langageChapitre 4 sur 18 · PARAGRAPHE TROISIÈME · texte numérisé non relu

PARAGRAPHE TROISIÈME

Subordination réciproque des idées.

Les idées sont ou principales et déterminées, ou accessoires et déterminantes, ou de simple relation.

Les idées pHncipales sont celles composant les parties du discours ci-dessus décrites, à l'exception des prépositions et des conjonctions qui sont de simples idées de relation, et de

l'adjectif et de l'adverbe lorsque ceux-ci sont qualificatifs du substantif ou du verbe.

Les idées accessoires et déterminantes sont celles qui ne peuvent avoir d'existence isolée et ne peuvent porter un sens véritable que par leur union avec une idée principale déterminée. Elles différent suivant que l'idée déterminée est celle d'un substantif, ou d'un verbe, ou d'un adjectif.

Les idées accessoires du substantif sont au nombre de trois : V le genre, 2^ le nombre, 3° la détermination proprement dite.

Nous ne nous attacherons pas ici à leur définition et à leur division ; nous les retrouverons un peu plus loin dans la psychique dynamique où nous les expliquerons tout en établissant comment leur expression résulte de l'action de deux idées en présence, l'une sur l'autre.

Les idées accessoires du verbe sont : 1° le temps, 2" le mode, S*» la voix. Nous ferons ici la même prétention que ci- dessus, et la mênie remarque.

L'idée accessoire de l'adjectif est : le degré diminutif, moyen ou superlatif; il en est de même de l'adverbe de manière qui n'est qu'une fonction nouvelle du premier.

Les idées accessoires de ladverbe, et en général des particules sont : V Y interrogation et la négation, 2° le mouvement ou le repos, 3® la direction du mouvement : à partir de, à travers, jusquà, 4° Vintériorité ou Vextériorité de mouvement.

Nous ne faisons que les indiquer pour le moment.

Les idées de relation forment un troisième groupe dans lequel on distingue : 1° la relation de mot à mot,2f celle de mot à proposition. S*" celle de phrase à phrase.

Celle de mot à mot comprend : 1° pour le substantif, la relation adno7ninale, 2° pour l'adjectif, la relation comparative, s'il s'agit de relation d'adjectif à adjectif, la relation qualificative, ou accord, s'il s'agit de celle d'adjectif à substantif et la relation adverbiale s'il s'agit de celle d'adjectif à verbe, 3® pour le verbe, la relation gérondive, s'il s'agit de la subordination du verbe à un substantif ou à un autre verbe dans la même proposition.

Celle de mot à proposition renferme la théorie des cas que nous exposerons dans la psychique dynamique, et celle des prépositions.

Celle de proposition à proposition comprend le temps relatifs le mode relatifs la voiœ relative et enfin les conjonctions et le pronom relatif i^oixr lesquels nous renvoyons à la psychique dynamique où nous verrons mieux tous ces éléments en mouvement.

Telle est ea psychique statique la constitution de Vidée; passons à celle de la pensée inarticulée, puis à celle de la pensée articulée, c'est-à-dire composée d'idées,

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