‹ De la puissance américaineChapitre 105 sur 135 · RÉSUMÉ TECHNIQUE SUR LES CANAUX AMÉRICAINS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ TECHNIQUE SUR LES CANAUX AMÉRICAINS

La longueur totale dé ôatialisation aux États-tJnis^ complètement achevée et ouverte au commerce, est de 1,620 lieues de 4,000^ètres, dont les dépenses de construction se sont élevées à près de 450,000^000 de francs.

Le prix moyen de revient par lieue est donc de 277,000 francs, environ 70,000 francs le kilomètre; en France, il est de 150,000 francs, un peu plus du double.

Cette inégalité s'explique, du reste, par la différence même du mode de construction* En général, les canaux américains sont imparfaitement achevés^ et un grand nombre ont même des écluses, des ponts^ des barrages construits en bois ou en pierres sèches ( et le bois et la pierre sont beaucoup moins chers aux États-Unis qu'en France.

Les frais d'^treUeti des canaux varient de 1^800 à

DE LA FUfiS^NCE AMÉftiGAlNE. ^Iti

3^350 francs par kilomètrô, et soût pàt* (conséquent ^ beaucoup plus élevés qu'en Fîattc«ô) où ils ne fevîen*nent^ ^û moyenne, qu'à 1,500 francs par kilomètre.

Sur le^ cana^t anglais, les (Vais d'entretien sont encore plus élevés; ilis variant (te 2,250 à 4,000 fï^ancs par kilomètre.

Cette différence est due principalement à ce que la circulation sur les canaux américains et anglais est beaucoup plus active que sur les canaux français, et cette grande circulation provient de l'abaissement des tarifs et du meilleur état dans lequel se trouvent les toies navigables-

Le prix du transport sur les canaux américains, non doâipris le péage dû au passage des écluses, est de 4 centimes par tonneau et par kilomètre.

Le péage actuel sur le canal de New-York, pour la farine, est de 3 centimes par tonneau et par kilomètre.

Lorsque l'élargissement de ce canal sera achevé, on propose de le réduire à 0 f r. 008 miltimes 1

Le péage sur les canaux de la Pensylvanie porte 0 fr, 015 minimes par tonne et par kilomètre pour les charbons de terre; 0 fr. 025 pour les fers en fonte, 0 fr, 021 pour les fers en barre, et 0 fr. 012 pour le fer en gueuse; 0 fr, 015 pour le blé, et 0 fr, 015 pour le bois.

Le prix du transport des voyageurs, y compris la nourriture, est de 12 centimes par personne et par kilomètre.

Les canaux américains ne se distinguent pas^ en

^ général^ par le fini des travaux d'art, quoique cepen-^ dant on en trouve beaucoup aujourd'hui, particulièrement dans la Nouvelle-Angleterre et dans le New-York, dont l'exécution et les matériaux durables peuvent soutenir avantageusement la comparaison avec les plus beaux travaux de ce genre en France. Mais aussi ils sont tous tracés et exécutés de manière à remplir complètement Tobjet de leur destination ; les chômages n'y sont presque point connus^ et la navigation n'est jamais interrompue que par la rigueur du froid, qui ferme alors toutes les avenues d'eau dans cette région des États-Unis ; les berges des canaux sont tenues en bon état, et tous sont pourvus d'un chemin de halage que les chevaux peuvent constamment parcourir avec une grande vitesse. On ne connaît point aux États- Unis le halage par force d'hommes ; là où la vapeur cesse d'être un moteur possible et utile, la force animale la remplace, et sur les canaux c'est cette dernière qui est généralement adoptée, comme étant économique par suite d'une vitesse uniforme de près de 4 lieues qu'on parvient à y maintenir.

On a commencé depuis peu à se servir sur les canaux américains de bateaux en fer semblables à ceux en usage en Angleterre, reconnus beaucoup plus avantageux que les bateaux ordinaires sous bien des rapports, leur durée entière étant de 40 à 45 ans, au lieu de 5 à 6, et leur tonnage de 1/5'' plus fort que celui des bateaux ordinaires.

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