‹ De la puissance américaineChapitre 133 sur 135 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

INDUgTSU VINliRB.

Gbarbon de terre. — SeU — Plomb. — Métaox prédeax. — Garnira.

Ckarbon de terre.

Dans l'état actuel de nos connaissances mécaniques et industrielles^ surtout depuis Tapplication de la vapeur, un des plus importants éléments de la prospérité industrielle d'un pays, c'est, sans contredit, après le fer, le charbon de terre. Ce produit est à la fois une source intarissable de chaleur, de lumière et de richesses pour les hommes. Enfin c'est Fagent principal et indispensable de notre civilisation I

Sous ce point de vue, c'est avec raison qu'on peut dire que les États-Unis sont une des parties les plus privilégiées du globe ; car .on rencontre des mines de houille sur presque tous les points de son vaste domaine, et, ce qui ajoute encore à leur mérite, c'est qu'elles arrivent à la surface du terrain, sur les flancs des montagnes, aussi faciles d'accès que d'exploita* tion, aussi variées dans leurs qualités qu'applicables à diverses industries.

Un seul bassin carbonifère semble servir de base à l'immense plateau compris entre THudson, les montagnes des Appalaches comme limite méridionale, et

les montagnes Rocheuses comme limite occidentale ; et auquel le Mississipi vers le golfe^ le Saint-Laurent^ la Susquehannah et THudson vers TÂUantique servent de débouchés à la mer.

L'ÀUeghany, une des chaînes des Appalaches, semble servir de limite^ dans cet immense bassin^ aux deux grandes classifications de houilles grasses ou bitumineuses et de houilles sèches ou anthracites dans lesquelles il se partage.

Le bassin des houilles grasses s'étend à Fouest des AUeghanys ; une partie sur la Pensylvanie, le Mary«> land, la Virginie, le Tennessee et l'Ohio, traverse la rivière de ce nom^ et atteint jusqu'au pied des montagnes Rocheuses.

Les bassins de houilles sèches » dites anthracites^ se trouvent .uniquement à l'est de la limite des Alle« ghanys.

D'après les divers spécimens de charbon de terre trouvés sur tous les points de cet immense bassin, il est très-présumable qu'il doit y avoir sur cette partie du nouveau monde une plus grande masse de char^ bons que ne peut en présenter tout le continent de l'ancien monde.

Dans la Pensylvanie, le Maryland, la Virginie^ le Tennessee, le Kentucky et l'Àlabama, des houillères sont en exploitation déjà depuis plusieurs années.

Sur le Potomac, à Gumberland, et sur le grand canal de la Ghesapeake à l'Ohio, de riches houillères de charbons bitumineux sont également en exploitation.

A Blosburg» dans le comté de Tioga, État de Pen«

sylvanie, on exploite dans ce moment de riches houillères qui fournissent au canal Érié 200 tonnes de transport par jour.

A Tonewanda, sur le côté occidental des Allegha^ nys, on trouve aussi des mines de charbon qui ont 1 mètre 80 centimètres d'épaisseur, et qui sont exploitées pour l'usage du pays.

Dans les comtés de Glarefield et de Jefferson, près d'Olean, en Pensylvanie, on trouve d'autres mines dont les charbons sont admirablement situés pour fournir aux approvisionnements de la partie occidentale du New-York.

Mais c'est à l'ouest des Àlleghanys, ainsi que je l'ai dit, que sont situées les mines de houille les plus riches et les plus étendues. Il semble que la Providence ait ainsi voulu préparer à l'avance, pour les populations innombrables qui un jour doivent habiter l'immense vallée du Mississipi, des ressources industrielles infinies !

On n'a point encore acquis jusqu'à ce jour une connaissance parfaitement exacte de tous les gttes houilleux que recèle le vaste territoire de la république américaine ; néanmoins on est parvenu à reconnaître et à s'assurer que des charbons bitumineux ( houilles grasses ) se rencontrent presque partout, et sont surtout très-accessibles.

Des stratifications de charbons bitumineux traversent les montagnes presque horizontalemcQt, et n'ont qu'une faible pente, favorable à l'écoulement des eaux dans les galeries d'extraction. Ces couches ou

stratifications varient en épaisseur de 30 centimètres à 4 mètres ; en moyenne elles ont 2 mètres d'épaisseur. Plusieurs couches courent parallèlement les unes aux autres, se présentant ainsi sur trois ou quatre rangs séparés par de minces couches de terre glaise et d'ardoises. Rarement ces stratifications souffrent une déviation ou interruption, et un très-grand nombre approchent près de la surface du sol.

On n'a pas encore découvert de mines de houille dans le New- York ni dans la Nouvelle-Angleterre; mais il est vrai que jusqu'ici les recherches géologiques n'ont point été faites avec assez d'exactitude pour qu'on puisse en conclure qu'il n'en existe pas. Tout tend à prouver le contraire ; car on exploite dès ce moment, dans la Nouvelle-Ecosse, des charbons de très-bonne qualité. Il est donc probable que les causes qui ont contribué à la formation de la grande zone houillère des Âlleghanys auront étendu leur influence depuis le cap Breton jusque dans l'Âlabama, où l'on a récemment découvert d'excellents charbons de terre.

Les gîtes de charbons anthracites qui forment la principale richesse de TËtat de Pensylvanie (1), dont ils occupent une si grande portion de territoire, reparaissent dans le Rhode-Island et le Massachusetts, près de Worcester et de Tauton.

La zone des charbons anthracites prend immédiatement sous les Âlleghanys, à la base des houilles

(4) On estime que la zone hoaillère dans la PensyWanie est le cinquième do territoire de l'État, et trois fois pins grande qne celle des houilles {rénoies de l'Europe.

nt DE LA PUISSANCE AMÉRICAINE.

iHUimiÂOttses^ i^ous lesquelles elles péaôtrent jusqu'à quelque distance âu centre des montagnes, et s'étetid de cette limite à l'est vers TÂtlantique. Ces charbons sont évidemment de formation antérieure aux houilles grasses ou bitumineuses, et, s' étant trouvés moins protégés que celles-là contre les courants, ont été, par suite, plus complètement minéralisés.

Les houilles anthracites sont d'un accès facile, et 0é trouvent à proximité de nombreux débouchés qui en facilitent l'écoulement; aussi ontoelles été les premières exploitées. Elles ont donné naissance à une branche d'industrie très-lucrative et à un commerce très-actif, que ide nombreuses voies de transport par canaux et par chemins de fer ont contribué considérablement à dét^opper.

Dès i77#^ on a commencé à exploiter cette espèce àê eharbon^ mais ce n'est qu'en 1808 que les premiers parurent à Philadelphie; et en 1820 seulement^ en commença à en livrer au commerce^ après que des essais pratiques eurent confirmé la bonne opinion que l'on était en droit de se former de ce nouveau com- Imstible. A cette époque, il y eut environ 365 tonnes de livl*ées au commerce. Aujourd'hui les exploitations en livrent 865,414 tonnes, occupent 3,04a ouvriers, et emploient près de aa, 000,000 1/ade francs.

On calcule que depuis 1820 il y a eu près de 6,00^,000 i/2 de tonnes de ce charbon livrées au commerce; en 1830, la consommation ne dépassait guère iSJO^ÔOO tonnes; en 1840, elle a été de 1,000,000 1/2.

i)epuis ce jour, son usage se répand de plus en plus;

déjà on l'emploie avec avantage sur un très -agrandi nombre de bateaux à vapeur et dans quelques usines à fer. La consommation de ce charbon minéral doit donc prochainement dépasser 2^000,000 de tonnes par an.

Quant à l'exploitation des charbons bitumineux, on peut considérer cette branche d'industrie et de com* merce à peine à sa naissance, quant au développement qu'elle est appelée à recevoir prochainement. Les charbons bitumineux de la Virginie sont déjà exploi*tés, il est vrai, depuis nombre d'années ; mais ce qui se passe dans cet État ne peut servir de guide pour l'avenir de ce commerce.

Des charbons bitumineux d'excellente qualité sont aujourd'hui en exploitation en Pensylvanie, en Maryland et en Virginie. Jusqu'ici le littoral de l'Atlantique ne s'est approvisionné que des houilles grasses ou bitumineuses de la Virginie, parce que le bassin carbonifère de la Virginie orientale, situé à 5 et 6 lieues de Richmond et de Petersburg, se trouvant traversé par le James et l'Âppomattox, deux affluents de la baie de la Ghesapeake, a pu écouler ses produits avec facilité et à un prix de transport très-bas, au moyen de la navigation. Ces charbons rivalisent avec ceux de l'Angleterre en qualité ; mais ils ont à supporter aujourd'hui la concurrence des charbons de la Péûsylvanie.

En effet, les frais d'extraction en Virginie sont pltis^ élevés que dans la Pensylvanie ; mais, d'un autre côté, les frais de transport sur es canaux de la Pensylvanie

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sont plus considérables dans cet Ëtat que sur les canaux et les chemins de fer de la Virginie. Le prix de la main-d'œuvre est moins élevé en Pensylvanie ; en outre^ les veines de charbon passent en général audessus des niveaux d'eau, de sorte que l'emploi des machines d'épuisement est entièrement inutile dans la plus grande partie de ces houillères.

Enfin les houilles sèches, introduites maintenant dans les usages ordinaires, et en remplacement des houilles grasses qu'on employait autrefois unique^ ment, deviennent de fait un nouvel objet de concurrence, d'autant plus que ces dernières peuvent être livrées au commerce à beaucoup meilleur marché que les houilles grasses.

Le Maryland possède de très-riches mines de houilles bitumineuses sur le Potomac, près du canal de la Ghesapeake et du chemin de fer de l'Ohio ; ce gîte n'a pas moins de 36,000 hectares ; son épaisseur est de près de 15 mètres.

Ces houilles peuvent être rendues sur quais , prêtes à être livrées sur des bâtiments affrétés, soit pour le cabotage, soit pour la navigation de long cours, au fort de Georgetown ou d'Alexandrie, dans le district de Golombie, au prix de 45 francs la tonne, tous frais inclus. On ne saurait douter dès lors que ces houilles ne pussent facilement soutenir les frais de transport en Europe, et entrer ainsi en concurrence soit avec les houilles provenant de la Belgique, soit avec les houilles anglaises.

Un grand nombre de compagnies se sont formées

pour l'exploitation de ces richesses minérales qui alimentent déjà des usines, des forges, des hauts fourneaux où on travaille le fer, le cuivre, la chaux , le plâtre, etc.

Le Mary land possède, ainsi que la Pensylvanie, de larges bassins de houilles anthracites.

L'exploitation des charbons bitumineux a donné, en 1840, un rendement estimé à 980,105 tonnes, dont l'extraction occupe 3,768 ouvriers, et emploie près de 9,000,000 de capitaux.

Les charbons bitumineux des États-Unis sont beaucoup plus lourds que ceux de l'Europe. Les houilles sèches des États-Unis présentent la même différence relative de poids, ainsi que le prouvent les résultats comparatifs suivants :

de New-Castle ont ane pe-

Les charbons anglais. . • { santeur spécifique de. . 1 ,2S0

deSoathwales 1.263

des Illinois. ..,•«. \*2Z

^ ^ ^ ^. * », t j de Camberland i,33i^

Les charbons des Etats-Unis. { , , , , ^,^

Maryland 1i552

Charbons anthracites.

de Bedford Pe 1,629

de France 1,072

d'Angleterre, 1,263

de Pensylyanie. ... . 1,600

L'analyse des charbons bitumineux de la Pensylvanie donne les résultats suivants :

Carbone 75 4

Bitnme 16 3

Substances terreuses 8 -3

Charbons du (a vallée de Potomac,

Carbone 77 •

Bitume 16 •

Terre, etc 7 »

Autre analyse.

Carbone 82 •

Bitnme 13 54

Terre '. , . . 3 »

Eau. 1 66

Charbons de VOhio,

Carbone 62 6

Bitome S5 5

Terre/ etc 19

Charbons'anglais bitumineux du Northumberland,

Carbone 67 5

Gaz I '

Goudron |. ' 20 »

Eau' )

Terre, etc 2 5

Chapons anthracitu de Southwales, ( ÀngUterra, )

Carbone 70 $

Goudron 17 &

Terre 3 »

Charbons anthracite^ de la Pensylvanie, Analyse de M. Pelouse.

Gart)oae 94 $9

Hydrogèae . 2 55

Oxygène 2 ^

La consommation de houilles en Angleterre et leur exportation étaient évaluées, en 1830 , à près de 15,000,000 de tonnes; en 10 ans, elles ont doublé^ elles sont aujourd'hui de 30,000,000, dont 40,000 trouvent encore un marché aux États-Unis. Or, diaprés ce qui précède, on voit que les États-Unis ont au moins d'aussi grands avantages dans la possession de vastes bassins houillers, dont les produits sont am moins égaux, sinon supérieurs en qualité à ceux de la Grande-Bretagne. Avec de telles ressources en combustible, à quelle prospérité industrielle ne doiton pas croire que les États-Unis soient réservés !

La puissance mécanique due à l'emploi de ce précieux combustible , par l'intermédiaire des machines à vapeur, est équivalente, en résultat de travail utile, en Angleterre , d'après des calculs statistiques bien établis, au prpduit de 400,000,000 d'ouvHéPêt Aux États-Unis, les mêmes éléments existent plus abondamment, et de plus le génie national est peut-être plus actif, plus entreprenant ; que ne doit-on pas, dès lors, attendre delà nation aeiérie^ine dans la carrière de prospérité et du bénhettr des peuplei^ )

Sel.

Le territoire des États-Unis n'est pas moins bien partagé en nombreuses et abondantes sources d'eau salée y qu'en gîtes carbonifères. Ces sources sont surtout très-nombreuses à l'ouest des montagnes des Appalaches, et sont une véritable providence pour les vastes régions occidentales où l'on élève de nombreux troupeaux de toute espèce, et où, en conséquence , la préparation des viandes salées forme un objet principal d'industrie et de commerce pour ses habitants.

La découverte des premières sources d'eau salée à l'ouest des montagnes est due aux buffalos, que leur instinct naturel poussait à traverser, en nombreux troupeaux, les immenses forêts qui les séparaient dès prairies, leur résidence habituelle, pour venir se substanter d'une portion de sel nécessaire à leurs besoins ordinaires. Ils se frayaient ainsi un chemin bien battu jusqu'à certains petits ruisseaux dont les eaux contenaient en dissolution une assez forte quantité de sel que leur avaient abandonnée des stratifications de sel gemme déchirées par les courants. Ces lieux, rendez-vous habituel desbétes des forêts, étaient parfaitement connus des indigènes qui s'en appropriaient également tout le profit dont ils éprouvaient le besoin, et furent dénommés par les premiers Européens qui les découvrirent , sait licks, fissures de sel.

Dès 1794, quelques pionniers virginiens, qui s'étaient avancés vers la vallée de l'Ohio, découvrirent

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les sources du Ganhawa ^ devenues célèbres par les établissements qui ont donné depuis à l'industrie manufacturière du sel, sur ce point , une importance remarquable.

Ce ne fut guère que vers 1808 que Ton s'occupa de mettre à profit les avantages naturels de cette localité pour la fabrication du sel ; et dix ans plus tard , on commença à se servir du charbon de terre comme combustible , pour la vaporisation de ces eaux.

Les établissements de la Pensylvanie, sur la rivière de Conemaugh , sont également très-importants.

On en trouve aussi dans le Kentucky, dans TOhio, dans rillinois, dans le Missouri , l'Ârkansas, dont les rendements sont considérables.

Les eaux de ces diverses sources sont de forces différentes :

Celles de New-Tork donneot un boisseau de sel par 40 ou 48 gallons soumis à l'éTaporisation. — Celle de Kanhawa, la même

mesure par 70 gallons.

CellesdeTObio (Muskingum) lemémerendem. par 50 » Celtes de l'Ârkansas^iGrand-RlTer). ..... 80 •

Celles du Michigan, à la profondeur de 200 mètres. 82 1/2 > Id. à la profondeur de 75 mètres. 110 »

Id. à la profondeur de 41 mètres. 221 »

Celles de Pensyhanie ( Conemaugh ) 300 »

Eau de mer, à Nantucket 350 •

En 1830, la production totale du sel4es États-Unis était de 130,000 tonnes.

En 1840, les États-Unis ont produit 203,912 tonnes de sel; cette industrie occupait 2,365 personnes, et

»«4 m Li mOlSSANCS AM^IiCAlNS.

un capital de 35,000^000 de francs ; la valeuv dei produits était estimée à 7^224,000 francs.

Malgré cette immense ressource de la produotiosi indigène du sel, on importe annuellement ^ dang les États-Unis, pour près de 4,000,000 de francs dçsel.

Voici rprdr^ dans lequel sont classés Les États pii Ton f^rique du sel ; le New-York , la Virginie , l^ Maryland, le Massachusetts, l'Ohio, le Kentucky, 1q New-H^pshirp, riUinois, le Missouri, le Wisconsin, ^'^rkansas. — Lç New- York seul fournit plus de 95,000 tonnes ; c'est près de la moitié du rendement total de l'Union.

Plomb.

L'Amérique possède de nombreuses mines de plomb dans le New- York, le Jersey, la PensylTanie, la Virginie, le Tennessee, rillinois, le Missouri, etc.; mais celles des Illinois, du Mis,§onyi et dw Wisconsin sont les plus riches.

Les mines du Missouri étaient connues des Français et de$ Espagnol*, qui ne les exploitèrent que trèsimparfaitement. On n'a commencé à porter quelques soins sur cette branche 4^. 1^ riche^^se minérale du territoire américain, que depuis que les contrées occidentales sont définitivement attachées à l'Union.

Les points sur lesquels ces exploitations sont conduites avec le plus d'activité sont Herculanum, Potosi, Saint'Michel , Sainte-Geneviève et Gfalena. On transferoie une grande partie des produits d^ ees mines

sur !«6 lieux mêmes, en litharge 'ou blano de plemb, et en plomb de chasse j qu'au moyen de la navigatien des grands fleuves de l'Ouest , on porte sur divers marchés de ce vaste territoire.

On compte aux États-Unis 120 établissements oè l'on fabrique du plomb. La quantité de plomb pro« duite en 1840 s'est élevée à 14,000,000 de kilogrammes, à l'exploitation desquels 1,017 individus étaient engagés, et occupant près de 6 millions et demi de francs de capitaux.

Les États dans lesquels des mines de plomb sont en exploitation sont : le territoire de Wisconsin, l'État de l'Illinois , le Missouri , la Virginie, le New- York, le territoire d'Iowa, la Caroline du Nord, le Tennessee et le New-Hampsbire.

Exploitation des métaux précieux.

L'exploitation des mines d'or a produit, en 1840, une valeur de 2,698,000 francs. 1,150,000 de francs sont engagés dans cette industrie, qui occupe 1,046 personnes.

L'exploitation d'autres métaux absorbe 1,170,000 francs, rendant environ 1,850,000 de francs, et employant 728 personnes.

On compte près de 8,000 personnes engagées dans l'exploitation des carrières dont les produits ont une valeur de 18,000,000 de francs; les capitaux engagés dans cette industrie s'élèvent à 12,700,000 francs. Cette branche d'industrie existe dans toutes les divi-

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sions territoriales des États-Unis. Les districts de Colombie^ dlowa, et les États du Mississipi et de la Louisiane seuls forment exception à cette règle. L'État de New-York est celui de l'Union dont les exploitations de ce genre ont Je plus grand développement.

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