‹ De la puissance américaineChapitre 29 sur 135 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

COLONlIiTION DBS PRÀlfCAIS, DES ANGLAIS, DU BOLLANDilS.

Foodalion de Québec par Gbamplaia ; il reconaait le lac Ontario, la rt?ière Sorrel, le lac Gbamplaia, la Mobawk et THudsoa. — Colonie de la Nouvelte-Uollande. Découverte du capitaine Hudson, premier établissement (ornie de Maubattan. — Le sieur de Poitrlncourt. — Attaque des établis- Kments français du Port-Royal par les babitants de la Virginie, sous les ordres du capitaine Argall. — Cet ofGcier visite la Nouvelle-Hollande avec l'intention de s'opposer aux droits des Hollandais ; fondation do fort Orange Parles Hollandais. — Champlain pénètre dans Tintérieur du Canada, atta- <IQe les Iroquois. — Le missionnaire Caron au lac Huron. — Colonie de ^A Virginie ; esprit de son-administration. — James-Town fondée par le capitaioe Smitb ; ce dernier retourne en Angleterre. — Lord Delaware, son ■Qccessear. — La loi martiale en vigueur jusqu'à l'arrivée du gouverneur Teardley. — Première assemblée coloniale. — La colonie reçoit des pro- Priétaûres une constitution et une administration indépendantes.

L'ordre chronologique suivi dans cet exposé historique nous amène naturellement à la fondation de Québec (1) par Champlain, en 1608, époque d'où datent l'affermissement de la colonie du Canada et la reconnaissance définitive et permanente de l'influence et de la puissance françaises dans le nouveau monde, qu'avec une conduite plus judicieuse il eût été pos-

(i)Charlevolx,t. I,p. «20.

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sible de conserver jusqu'à ce jour et de transmettre intactes à la postérité.

Ghamplain (1) continue d'employer toute son intelligence et sa rare activité à acquérir la connaissance exacte de Timmense pays dont il doit assurer la conquête à sa patrie. Il pénètre fort avant dans Tintérieur, et, au milieu de ses pénibles et aventureux voyages, il lève des plans des pays qu'il parçQurt, et recueille partout de précieux renseignements sur les ressources , les richesses de ces contrées inconnue^. Partout il cherche à se concilier le bon vouloir des nombreux indigènes, dont il visile les établissenients, fait le commerce s^veç les uns, traite de pai^ et d'al^ liance avec les autres; il communique à tous une haute idée de la puissance de leurs nouveaux visiteurs.

En 1609, Ghamplain, qu'entraîne son ardeur infar tigable et aventureuse, joint un parti dlndiens Hurons et Algonquins qui allaient en guerre contre les Iroquois, ou Cinq-Nations, vivant alors près des sources

de THudson et de la Mohaiivk ; il reconnaît ainsi la ri-

vière Sorrel et entre dans le lac des Iroquois, auquel il donne $on nom , et dan^ celui 4i| Saini^Saçrei^ntf nommé s^ujourd'liui lac Georges.

Ghamplain avait le premier visité par mer toute 1* côte depi^is l' Acadie jusqu'à la baie de New-YQrJc (5S), dans laquelle il était entré. Il avait donc 4éjà çnti^ rement reconnu tout le pays qui depuis a reçu 4e$ Anglais le nom de Nouvelle-Angleterre ; U aya^t w^m^

(1) Manuscrite officiels de la marine.

(2) MaouscriU officiels.

planté les armes de France sur les terres du cap Blanc, appelé plus tard par les Anglais cap Cod, et par les Hollandais Stactemhook. La France pouvait donc réclamer à juste titre la possession de ce pays, que ses marins avaient été les premiers à reconnaître.

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