‹ De la puissance américaineChapitre 32 sur 135 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

COLONISATION DE Li NOtiVBLLB-AIIGLBTBBBB.

Léè côtes orientales de l'Amérique reçoîTf nt la dénomination de JVouvelie' Angleterre ; les Anglais y font quelques voyages dans le but de coiHinercer avec les indigènes- — Colonie de Plymouth ; sa fondation j sa première fbrme goaTernementale et admiuistrative ; Jacques V* accorde de nouvelles lettres patentes à une compagnie qui prend le titre de grand conseil de Plymouth pour coloniser la Nouvelle-Angleterre ; son but était d'empècber les Puritains de s'établir dans la Nouvelle-Angleterre. — Le capitaine John MasoD, membre du conseil de Plymoulb, reçoit le domaine de Ma' nana dans le New-Hampshire. — Premiers établissements de Portsmoutb ; ses avantages pour les pêcheries ; conce>sion royale du roi Jacques de l'Acadie» sous le titre delà Nouvelle-Ecosse» à sir William Alexander ; désignuiion de ce qu'on entendait alors par Acadie. — Concession de Charles P' à sir Fernando Gages. — Division géographique du continent de l'Amérique du ISord.

La compagnie de Virginie avait envoyé le capitaine Smith sur les côtes orientales dans le but d'y faire le commerce avec les indigènes; cet intelligent navigateur profita de cette mission pour faire une reconnaissance détaillée de cette côte, de ses baies, rades, rivières ; il recueillit de nombreux renseignements sur la nature du pays, la fertilité de son sol, les ressources qu'il offrait, et en rapporta en Angleterre une description si favorable, que le jeune prince CharleSji

fils de Jacques P% plus lard Charles I'', en fut luimême très-épris et lui donna le nom de Nouvelte^An-' gleterre.

L'origine de cette dénomination, qui est restée la même jusqu'à nos jours, date donc de cette époque ; mais le nom de Nouvelle-Angleterrcj donné à la partie de la côte particulièrement reconnue par Smith, pa- • raissait si peu importante, absorbée par l'immensité du pays que couvrait le nom de Canada^ et qui comprenait toute l'étendue nord du continent, qu'il supplia le prince de Galles, en lui présentant cette carte, de vouloir bien ordonner que les noms français, qui seuls désignaient alors les divers points de ce littoral^ fussent remplacés par des noms anglais.

Quelque favorables qu'eussent été les rapports du capitaine Smith, ils n'eurent néanmoins d'autres résultats, pour quelque temps, que d'encourager de nouvelles expéditions pour faire le commerce avec les indigènes.

Le pays paraissait trop repoussant, le climat trop rude et inhospitalier, et le succès des établissements trop éventuel pour engager des émigrants à tenter d'y coloniser.

Heureusement cependant pour l'humanité et pour les générations à venir, qu'il existait déjà dans une certaine classe de la société, en Europe, un esprit qui pouvait faire braver toutes les difficultés, toutes les privations, tous les dangers, un esprit enfin qui ne redouterait pas d'aborder sur ces côtes de fer et de s'y établir, quelque repoussantes qu'elles fussent,

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quelque dangereuses qu'elles pussent être pour les courageux aventuriers qui devaient oser venir y chercher un refuge contre la tyrannie de conscience qu'on exerçait contre eux : cet esprit avait sa source dans l'inspiration sainte qui portait ces hommes à s'exiler

pour obéir à leur conscience et prier Dieu suivant leur

croyance !

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