‹ De la puissance américaineChapitre 60 sur 135 · JUILLET · texte numérisé non relu

JUILLET

le^ dans le cours des destinées humaines^ il indispensable pour un peuple de dissoudre politiques qui Funissent à un autre, et de parmi les puissances de la terre le rang au- 11 et la nature lui donnent droit d'aspirer, îct pour l'opinion publique, ce peuple doit 5 un exposé des motifs qui l'ont porté à pro- 5tte séparation.

econnaissons comme vérités fondamentales : •us les hommes sont nés égaux; qu'ils ont Dieu certains droits imprescriptibles, tels î, la liberté et le soin de leur bien-être ; que moments, tenant leur autorité des gouverit été établis qu'aux fins de garantir ces le lorsqu'un gouvernement, quelle que soit sa forme, ne répond plus à ce but, le peuple

Sa« DE U PUISSANCE AMÉRlCillHE.

reprend dès lors ses droits incontestables de le chai ger ou de le renverser, et d'en constituer un nouvea basé sur ces principes, répartissant ses pouvoirs de manière qu'il juge la plus propre à assurer la liberi individuelle et le bonheur commun. Si la pruden( recommande de ne pas changer pour des causes h gères ou transitoires un gouvernement établi depu longtemps^ Texpérience a suffisamment prouvé, d reste, que les hommes sont en général plus disposa à supporter des injures tant qu'elles sont tolérable qu'à se faire justice eux-mêmes en renversant l'ordi de choses auquel ils sont accoutumés. Mais lori que, par une longue série d'abus et d'usurpationi constamment dirigés vers le même but, l'intentio dç réduire le peuple sous le despotisme le plus ^ solu se révèle jusqu'à l'évidence, dans ce cas, il di vient du droit et du devoir d'un peuple de renversun pareil gouvernement, et de pourvoir au moyen • garantir à l'avenir ses libertés.

Telle a été la longanimité de ces colonies à su. porter toute espèce de vexations, et tels sont maL tenant les motifs qui les obligent à changer leur 2l cienne forn[ie de gouvernement. L'histoire du :■ actuel de la Grande-Bretagne ne présente qu'une soi d'injustices et d'usurpations tendant directement établir une tyrannie intolérable sur ces colonies. Lfaits suivants prouveront au monde impartial la ju tice de cette accusation.

Il a refusé de donner son assentiment aux lois 1 meilleures et les plus nécessaires au bien public.

Il a interdit à ses gouverneurs de prendre aucune des mesures nécessitées par les besoins immédiats ou pressants ^ ordonnant qu'elles restassent sans effet jusqu'à ce qu'elles fussent revêtues de sa sanction royale. Il a refusé à de nombreuses réunions de colons Tappui légal des lois pour se constituer, à moins <lu'elles ne consentissent à abandonner leurs droitil <io représentation dans les législatures : droit inap- Pi^cciable pour elles, et redoutable seulement poui l^s tyrans.

Il a convoqué les législatures dans des lieux intMi^ ^-és, incommodes et éloignés, dans le seul but de rè* ^^Liire les mandataires du peuple à sa volonté pafle ^^goût.

Il a dissous plusieurs fois les assemblées législatives pour avoir résisté avec courage aux empiéte-> ttients de la couronne sur lei? droits du peuple.

11 a refusé, longtemps après la dissolution des corps législatifs, d'en convoquer de nouveaux ; par suite, la puissance législative, qui ne peut être détruite, est î'e^enue de âroit au peuple souverain, l'État restant ^insi, au même moment, exposé aux attaques du detors et aux convulsions du dedans. '

11 a cherché à empêcher la population d'augmenter dans ces colonies en créant des difficultés de tous ?^nres dans la loi de naturalisation des étrangers, le-

fusant d'en passer de nouvelles et élevant le prix des

^**î*es du domaine.

'I a arrêté la marche ordinaire de la justice en

refusant son consentement à des lois organiques du pouvoir judiciaire.

Il a rendu les juges dépendants de sa seule volonté par leur nomination et leurs émoluments.

Il a créé une multitude de nouveaux emplois et envoyé dans ces contrées une quantité d'officiers publics pour harasser le peuple et le dévorer.

Il a maintenu en temps de paix des armées permanentes sans le consentement de nos législatures.

Il s'est efforcé de rendre les autorités militaires ind^endantes de l'autorité civile et même supérieures à celle-ci.

Il s'est efforcé, de concert avec d'autres, .de nouî soumettre à une juridiction étrangère à notre constitution et inconnue à nos lois, en approuvant leurs prétendus actes de législation;

En autorisant la résidence de nombreux corps mi litaires parmi nous;

En protégeant, par un simulacre de jugement, con

tre tout châtiment, des individus condamnés pou — meurtre commis sur des habitants de ces Ëtats ;

En détruisant notre commerce dans toutes les pa ties du monde;

En établissant des impôts sans notre consentement

En nous privant, dans bien des cas, des avantage d'un jugement par jurés ;

En nous faisant juger au delà des mers pour d prétendues offenses;

En abolissant la libre application des lois anglaise dans une province voisine, et y introduisant la form

d^un gouvernement arbitraire; étendant tellement jBes ^J^*ïiites territoriales, que celte province peut servir ^' exemple et d'instrument pour introduire les mémos iriûes dans ces colonies ; £n nous retirant nos chartes, abolissant nos plus cieuses lois, et changeant radicalement la forme notre gouvernement ; JEàù suspendant l'action de nos législation^ et s'arrole droit de faire nos lois dans toutes les circonnces.

Par le fait , il a abdiqué le droit de nous gouverner, nous déclarant hors de sa protection et nous faisant guerre.

IL a commis des vols sur nos mers, pillé sur nos

tes, incendié nos villes et égorgé nos concitoyens*

Dans ce moment encore, il a transporté des armées

mercenaires étrangers, pour compléter son œuvre

meurtre, de pillage et de tyrannie, déjà commencée

des actes de cruauté et de perfidie sans exemple

us des âges de barbarie , et indignes du chef d'une

ion civilisée.

Il a forcé nos concitoyens faits prisonniers en mer I>rendre les armes contre leur patrie , à devenir les *>oxirreaux de leurs amis, de leurs frères, ou à périr de l^evirs propres mains.

Il a excité l'insurrection parmi nous, et a cherché ^ livrer nos frontières à la cruelle vengeance des In- ^*^ïàs, dont la seule règle de guerre est de tout «étruire sans distinction d'âge , de sexe ou de condition.

A chaque phase de ces oppressions , nous avons adressé des pétitions dans les termes les plus hum*bles, pour obtenir justice ; et chacune de nos pétitiens a eu pour effet d'aggraver ses injustes violences. Un prince dont le caractère est ainsi souillé par tous les actes d'un tyran, est indigne de gouverner u peuple libre.

Nous n'avons point oublié ce que nous devions à no frères de la Grande-Bretagne. Nous les avons engagé

à ne pas étendre par leur législature une injuste juridiction sur nous. Nous leur avons rappelé les circonstances de notre émigration et de notre colonisatioi en Amérique. Nous avons fait appel à leur justice na turelle et à leur magnanimité ; et nous les avons coa jurés, par tous les liens de parenté, de désavouer c actes d'usurpation, qui amèneraient inévitableme une interruption dans nos rapports et nos relalio Mais eux aussi ont été sourds aux cris de justice de consanguinité. Nous devons, par conséquent, no soumettre à la nécessité qui nous impose la sépa tion , et les considérer, ainsi que le reste du mond comme ennemis en guerre, amis en paix.

En conséquence, nous, les représentants des Étal Ifaîs d'Amérique, assemblés en congrès général , appelant au juge suprême, quant à la rectitude de a mtentions, publions et déclarons solennellement, nom et par Fautorité du peuple, que ces colonies so et doivent être de droit États libres et indépendant (pi'telles sont relevées de toute allégeance envers couronne d'Angleterre, et que toute relation politi

DE LA PtJlSSANCE AMÉRICAINE.

re elles et la Grande-Bretagne est et doit être diste ; que^ comtne Ëtats libres et indépendants^ ces >nies ont tous pouvoirs de déclarer la guerre, faire paix, contracter des alliances, former des traités de c^onninerce, et de faire tous autres actes que des États iicâ dépendants ont droit de faire. Et pour soutenir cette ^éolaration, avec une ferme confiance dans la protection de la divine Providence, nous engageons mutuel-' 1 ornent les uns envers les autres , nos vies, nos for- .es et notre honneur.

Ont signé :

U NetD-Hampshire,

la baie de Massachwetts,

John Hancock, Josiah Bartlett, William Whipplc, Matthew Thornton.

Samuel Adams, John Adams , Robert Treat Paine, Elbridge Gerry.

William Ellery.

Roger Sherman ^ v^ - ^ ,. , ] Samuel Huntington ,

William Williams , Oliver Wolcott.

William Floyd,

^^UNeu^-York ) PlûlipLivingston,

Francis Lewis, Lewis Morris.

Î Richard Stockton, John Witherspoon, Francis Hopkinson, John Hart, Abraham Clark.

Robert Morris, Benjamin Rush, Benjamin Franklin, John ]V(orton,

Pùur la Pensylvanie { George Glynier,

James Smith, George Taylor, James Wilson, Geerge Ross.

I César Rodney,

Pùwr la DelauHire | George Bead,

( Thomas Mekean.

Samuel Chase,

-.,-.,- , William Paca,

PourUUaryland ^ Thomas Stonc,

Charles CaroU, de CarroUton.

George Wythe, Richard-Henry Lee.

Thomas Jefferson,

Pour la Virginie { Benjamin Ilarrison,

Thomas Nelson, J*", Francis Lightfoot Lee, Garter Braxton.

William Harper, Pùur la Caroline du Nord, . . { Joseph Hewes,

John Penn.

Edward Rutledge,

n f rr 1- • V o j ) Thomas Heyward, Jr,

Pour la Caroline du Sud, . . { rr.u t u tJ

Thomas Lynch, Jf ,

Arthur Middleton.

Burton Gwinnett,

Pour la (réorgie, { Lyman Hall,

George Walton.

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