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(1) Ce tableaa do contient que des mesures moyennes, et a été empnmié
D'après ce tableau, on voit que les lacs Michigan^ Huron et la baie Verte ont le même niveau, mais que tous les autres ont des hauteurs différentes, et que le lac Supérieur est le plus élevé; que la Méditerranée américaine peut être considérée comme le plus vaste dépôt d'eau douce qui existe sur le globe, puisqu'elle couvre une surface égale à 24,092,234 hectares, près de la moitié de la France, Suivant divers auteurs qui ont cherché à évaluer la quantité d'eau douce que pouvaient contenir tous ces bassins réunis, le fleuve Saint-Laurent compris, il résulterait qu'elle serait égale à la moitié de toute l'eau douce du globe !
Enfin on évalue généralement le développement total de littoral que baignent ces mers intérieures à 2^288 lieues, dont 1 ,318 appartiennent aux États-Unis et 970 à l'Angleterre; le littoral des lacs est donc presque égal à celui de l'Atlantique ou à la distance qui sépare l'ancien du nouveau continent.
Du lac Ontario à l'extrémité orientale de l'Union, la frontière qui sépare les États-Unis des possessions britanniques en Amérique n'est point encore bien déterminée : les Américains réclament jusqu'au Saint- Laurent ; les Anglais ont besoin de la rive droite pour y conserver par terre une communication entre les provinces du Canada et de New-Brunswick : les réclamations des Américains sont fondées sur cette nécessité impérieuse qui veut que le Saint-Laurent devienne de fait un fleuve américain comme le Mississipi, avec
aux traTanx sdenliGqaes de M. Dottglai HoughtoD, professeur de géologie et de minéralogie de l'État de Michigan.
lequel il forme , au moyen des lacs intérieurs, une communication d'eau de Tocéan Atlantique au golfe du Mexique : celles des Anglais le sont sur des soidisant traités.
La solution de cette question par la diplomatie, et de manière à contenter les deux parties intéressées, me parait peu probable (4 ), parce qu'elle renferme des difficultés insurmontables, celles de convenances territoriales, que jamais des traités ne peuvent parvenir à réconcilier, et qui, tôt ou lard, doivent être tranchées nettement. Ce n'est pas, du reste, la première fois qu'une question de frontière entraînerait la guerre; et pour les Américains, je le répète, ce n'est pas tant de savoir si FËtat du Maine aura telle ou telle limite plus ou moilis rapprochée, que de maintenir leurs prétentions, leurs droits sur la ligne navigable du Saint-Laurent, comme ils l'ont fait, antérieurement, du temps des colonies, contre la France, en possession alors du Saint -Laurent, des lacs, du Canada et des pays du Nord-Ouest.
Dans la situation présente des choses, le lac Ckath plain, dans l'État de New-York, occupe une positioii importante sous le rapport des opérations stratégie ques qui pourraient être dirigées contre les villes de Montréal et de Québec, sur le Saint-Laurent, entre lesquelles il débouche par la rivière Sorel ou de Ri^ chelieu, par son extrémité septentrionale, et de ces dernières villes, contre New-York par l'Hudson^ avec
(1) Cette question» à Trai dire, se trouve à peu près résolue par le traité Asbburtons mais l'aTenir lui réserve une autre solutioo.
laquai il est en communication par le canal Chamjdam.
Le lac Champlain a 150 milles de longueur, et environ 14 milles seulement de largeur; il est navigable sur toute son étendue par les bâtiments tirant 5 pieds d'eau. Les villes principales qu'on trouve sur ses bords sont : Saint-John , Plattsburg, Ticondoraga, Whitehall et Burlington. Ce lac est fermé par les glaces pendant cinq mois de l'annéç.
Cette avenue d'eau peut être facilement protégée par des fortifications encore à construire. Du reste, il en est de même de toute la frontière qui sépare les possessions britanniques des États-Unis; on n'y a encore établi que des postes peu importants et des casernements pour y recevoir des troupes régulières et des milices*
Dans la perspective d'uue lutte sinon prochaine, du moins inévitable, avec leurs voisins du Canada, les Américains n'ont jusqu'ici pris aucune mesure de sûreté sur cette frontière ; ils semblent compter sur le puissant développement de leur civilisation, supérieur dans ces régions à ce que la population du Canada peut leur opposer ; enfin sur la prépondérance que doit avoir la démocratie sur la monarchie dans le nouveau monde.
Ligne de l'Ouest.
La portion occidentale de la frontière de terre est encore peu connue et n'est, dans le fait, jusqu'à pré-
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sent, qu'une ligne imaginaire qui sépare les nations indiennes rejetées à roccident du Mississipi de la partie du territoire américain actuellement occupé. On conçoit, par conséquent, que les Américains aient eu peu d'occasions d'élever des fortifications coûteuses contre cette pauvre race, sans armes, sans défense, sans idées de propriété et, par conséquent, sans objet déterminé. Aussi se sont-ils bornés à élever, sur quelques points des grands fleuves qui traversent ces régions, des casernements pour les troupes régulières employées à maintenir ces nations . dans la dépendance, quelques blockhaus et ouvrages en estacades pour faire respecter la suprématie des États- Unis.
Cependant, vers la partie méridionale de cette frontière, un nouvel État indépendant, le Texas, s'est élevé et organisé en dehors de la juridiction américaine. Mais les habitants de la république texienne, sortis de la grande famille américaine, ont adopté une forme de gouvernement semblable à celle qui les régissait sous celui des États-Unis ; il est donc peu probable que des difficultés surviennent entre ces nouveaux habitants et leurs anciens concitoyens*
DÉ LA PliîSSANCE AMERICAINE. «5
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