‹ De La RachistovainisationChapitre 6 sur 16 · DR EE · texte numérisé non relu

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veuses du sympathique, qui se rendent à la séreuse abdominale (rameaux communiquants, lombaires et sacrées) proviennent du vague et du phrénique.

Tous ces nerfs se trouvent aussi bien dans la séreuse, que dans la sous-séreuse, la plupart donnent des fibres sans myéline, la minorité des fibres à myéline. Ces dernières sont sensitives et se terminent dans la couche sous-séreuse et dans la séreuse par des appareils terminaux spé- CEUX.

Le merf phrénique fournit des rameaux sensitifs à une partie du péricarde de la cavité thoracique et de la cavité abdominale. \

Du phrénique droit partent des rameaux aboutissants au péritoine de la paroi abdominale antérieure. Le vague envoie des rameaux jusqu’au plexus cœliaque et accompagne les rameaux propres du foie, à la rate, à l’intestin grêle et au rein. Partout, il y a des anastomoses avec les fibres du sympathique.

Le sympathique lui-même, qui représente un système nerveux propre, comporte une chaîne ganglionnaire située des deux côtés de la colonne vertébrale, de la tête jusqu’au sacrum. Ces cordons ganglionnaires sympathiques sont en communication par les rami-communicantes avec le système nerveux spinal.

Les fibres des rami-communicantes proviennent en grande partie. de la moelle établissant des anastomoses entre le sympathique, les racines rachidiennes et les nerfs qu’elles forment. Le ganglion principal est le plexus cæliaque. Ce plexus assure l’innervation de tous les organes de la cavité abdominale.

Comme les injections de stovaïne n’atteignent que les racines sensitives et motrices du sympathique et que l’anesthésie est complète dans toute la cavité abdominale, il

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s’ensuit qu'aucun autre nerf ne contient de fibres sensitives. Si l’on admet que l’action primordiale de la stovaine s’exerce sur la moelle, il y aurait place peut-être pour une autre théorie que celle du neurone de Waldeyer ainsi que pour la conductibilité à la douleur dans la cavité abdominale.

Au point de vue obstétrical, Chartier a étudié l’action de la stovaine chez les femmes en travail ; il a constaté la suppression complète de la sensibilité utérine à la douleur spontanée et à la douleur provoquée. « Avant que l’anesthésie cutanée ait atteint l’abdomen, les douleurs accompagnant les contractions utérines disparaissent. » Deux à cinq minutes après l’injection survient une contraction vigoureuse, simplement perçue par la malade au bout de six à huit minutes, les contractions utérines les plus: violentes ne sont point perçues par la parturiante. Sous l'influence de trois centigrammes de stovaïne, cet état se prolonge quarante-cinq ou soixante minutes, et disparaît progressivement comme l’anesthésie cutanée. Les interventions manuelles ou instrumentales ne sont pas davantage perçues par la malade.

La durée de l’analgésie s’est prolongée souvent une heure et demie après l’injection et bien des fois, même après le retour de la sensibilité cutanée, on notait encore l’absence de douleur dans la région opérée.

Plusieurs fois, les résultats furent nuls ; dans ces cas, nous avions affaire à des nerveux ou à des alcooliques. Une fois entre autres, on fut obligé de continuer au chloroforme une opération commencée avec la rachianesthésie. La malade se plaignait et criait, exigeant d’être endormie complètement. Quelques jours après, cette malade déclarait à ses voisins qu’elle n’avait rien senti, mais qu’elle

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