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lysie. Gironi, au contraire, a vu souvent l'apparition Simultanée de l’anesthésie et de la paralysie, fréquemment inême la paralysie commençait : € À peine venait-on de pousser l’injection, à ce moment où les phénomènes subjectifs sont encore représentés par cette sensation de fourmillement aux membres inférieurs que ressentent tous les rachistovainisés, quand la sensibilité cutanée est encore normale, si l’on venait à placer le malade en position droite, il ne pouvait tenir sur ses jambes et se trouvait dans l'impossibilité absohte de faire un pas ». Dans ces conditions, Gironi croit pouvoir affirmer que la paralysie et l’anesthésie peuvent être constituées, soit en même temps, soit l’une après l’autre. Dans ce dernier cas, c’est tantôt l’une, tantôt l’autre, indifféremment, qui vient la première. Cependant, d’une façon générale, on peut affirmer qu’il y a anesthésie lorsqu'il y a paralysie. Dans quelques cas, avec des doses faibles, la paralysie peut manquer ; elle peut encore être incomplète ou partielle. Parfois, les orteils seuls jouissent d’une certaine motilité volontaire.
En même temps que la paralysie apparaît, les réflexes s’abolissent. Les réflexes plantaires n’existent plus ; les réflexes achilléen, rotulien, crémastémien et abdominal ne répondent plus aux sollicitations.
La paraplégie consécutive à la rachistovaïnisation n’entraine, d’après Baylac, de Toulouse, aucune modification dans les réactions des nerfs et des muscles, qui réagissent normalement, tant aux courants galvaniques qu’aux courants faradiques.
Les sphincters sont paralysés. Le sphincter anal n’oppose plus aucune résistance au doigt lorsqu’on pratique le toucher rectal. Cependant, l’incontinence des matières fécales est rare. Il existe probablement une paralysie con-
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comitante de la musculature intestinale, puisque le rectum est anesthésié. |
La vessie est également paralysée ; les malades ne peuvent uriner que deux ou trois heures après l’injection. Par-, fois même, il persiste une rétention d’urine se prolongeant plus d’un jour. |
Il existe done une véritable section physiologique de la moelle. à
Faisant contraste avec la paralysie complète des muscles abdominaux et des organes du petit bassin, le muscle utérin, au lieu d’être en résolution comme les autres muscles striés, entre en contraction, suivant les observations de Chartier, dès l’injection de stovaïne. Il peut même se produire de quinze à vingt minutes après l’injection, une tétanisation du muscle d’assez longue durée. Le col se laisse dilater passivement. |
Cette propriété cytocique de la stovaïne pourrait être utilisée dans les cas où la paresse du muscle utérin menace de prolonger le travail.
Chez les accouchées de Chartier, la délivrance s’est toujours montrée normale. La stovaine ne peut causer de rétention placentaire par contracture : son action, contrairement à l’ergot du seigle, ne se prolongeant pas au-delà d’une heure en moyenne.
La rachistovaïnisation peut provoquer la contractilité utérine en dehors de tout travail ; elle est donc contre-indiquée dans les opérations à faire chez les femmes enceintes.
Nous-même avons souvent constaté, au cours de dilatation extemporanée, faite en vue d’un curettage, que l’utérus se contractait sur les mandrins de Hégar, employés pour cette dilatation.
Tuffier et Hallion ont conclu de leurs expériences sur
LAOR 2 l’injection sous-arachnoïdienne de cocaine,que celle-ci portait son action d’une facon presque exclusive, sur les racines rachidiennes. La même explication s’applique à la stovaine.
L’action de la stovaine sur la température ne nous a jamais paru appréciable. l
L'action sur le rein est nulle. |
La stovaine ne paraît pas faire davantage saigner la piaie opératoire. On pourrait craindre, d’après Chaput, que la stovaïne ne favorise l’hémorragie cérébrale chez des sujets prédisposés. Aucun accident de ce genre n’est parvenu à notre connaissance.
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